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Initiative de la LTDH, l’UGTT, l’ONAT et le FTDES pour sortir de la crise : Quelles perspectives et quelles garanties ?

 

Où en sommes-nous ? Quelles perspectives pour cette nouvelle initiative qui intervient dans un contexte de crise profonde ? Comment lui assurer toutes les conditions de succès ? Tant de questions se posent, alors que la première condition pour faire réussir ce processus n’est autre que l’adhésion du Chef de l’Etat.

Alors que les protestations de l’opposition n’ont pas permis de débloquer la situation politique, les initiatives de la part de la société civile se poursuivent pour parvenir au dénouement. Sauf que ces efforts restent conditionnés par la prédisposition du locataire de Carthage à s’ouvrir sur le dialogue, même s’il fait actuellement la sourde oreille.

La plus importante initiative est conduite actuellement par l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), la Ligue tunisienne des droits de l’homme (Ltdh) et l’Ordre national des avocats tunisiens (Onat). C’est d’ailleurs cette initiative qui commence à prendre forme en dépit de la réticence de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et de quelques questions restées en suspens. Nous évoquons notamment l’éventuelle participation de certains partis politiques, chose qui pourrait affaiblir cette initiative si on rappelle que le Président de la République refuse tout lien avec certaines formations politiques ayant conduit, selon ses dires, à une décennie noire.

Où en sommes-nous ? Quelles perspectives pour cette nouvelle initiative qui intervient dans un contexte de crise profonde ? Comment lui assurer toutes les conditions de succès ? Tant de questions se posent, alors que la première condition pour faire réussir ce processus n’est autre que l’adhésion du Chef de l’Etat.

En tout cas, les derniers rebondissements font savoir que l’initiative qui implique également le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (Ftdes) place les questions socioéconomiques à la tête des priorités. Bassem Trifi, président de la Ltdh, a indiqué, dans ce sens, que cette initiative visait à regrouper l’ensemble des visions et des stratégies s’inscrivant dans ce but.

Selon ses dires, il s’agira de la mise en place de commissions formées par des experts et des personnalités nationales qui auront la mission « d’élaborer des feuilles de travail portant sur le cadre politique, constitutionnel et surtout économique et social ».

Estimant que le pays traverse une crise très dangereuse, il a jugé indispensable de trouver une issue à ce blocage qui met en péril les intérêts du pays. Revenant sur un éventuel rejet des propositions par le Président de la République, Kaïs Saïed, Bassem Trifi a dénoncé un discours qui rompt avec les « entités intermédiaires ». « Ce discours a aggravé la crise et les accusations de trahison visant les partis ne permettent pas d’en sortir », a-t-il regretté.

Kaïs Saïed catégorique

Sauf que le Président de la République est catégorique concernant le dialogue avec les partis politiques. Déjà avant l’annonce des dispositions du 25 juillet, Kaïs Saïed marquait une rupture avec des partis politiques qu’il accuse d’être à l’origine de l’effondrement de l’Etat tunisien. Comment le convaincre aujourd’hui d’opérer avec ces mêmes partis ? Cette initiative pourra-t-elle dépasser le Président de la République ? Nul ne sait alors que Kaïs Saïed n’a pas brisé le silence à cet effet.

Parallèlement, l’Utica semble mener son propre processus pour sortir de cette situation de blocage, mais la priorité étant d’ordre économique. « En Tunisie, les efforts sont axés sur l’activation de la concertation tripartite entre l’organisation patronale, l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) et le gouvernement pour surmonter les difficultés économiques et sociales », a indiqué le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Samir Majoul, depuis Oslo

Intervenant au cours d’une réunion tenue, hier, à Oslo ( Norvège), avec la ministre des Affaires étrangères du Norvège, Anniken Huitfeld, Majoul a souligné que « l’objectif de cette concertation est de réussir la mise en place des réformes nécessaires pour rétablir le taux de croissance, favoriser la pérennité des entreprises économiques et réaliser les grands équilibres », précise un communiqué de l’Utica.

Il faut rappeler qu’une délégation tripartite composée du ministre des Affaires sociales, Malek Ezzahi, du ministre de l’Economie et de la Planification, Samir Said, du président de l’Utica, Samir Majoul et du secrétaire général de l’Ugtt, Noureddine Taboubi, était du 15 au 17 janvier en visite à Oslo à l’invitation du ministère norvégien des Affaires étrangères et de la Confédération des syndicats de professionnels (Unio) et de la Confédération des entreprises norvégiennes (NHO). 

L’Ugtt insiste

Du côté de l’Ugtt, on considère que cette initiative est le dernier gilet de sauvetage pour la Tunisie au vu de la détérioration de la situation dans le pays. En effet, depuis plusieurs mois, la centrale syndicale appelle le Chef de l’Etat à la table des négociations pour trouver une issue à cette crise.

Au fait, les dirigeants de la centrale syndicale ont promis l’escalade si ce blocage persiste. C’est le secrétaire général de l’organisation, Noureddine Taboubi, qui a toujours rappelé cette position.

Estimant que la situation générale du pays est pire que jamais, le chef de la Centrale syndicale a avancé que rien ne correspondait aux besoins du pays.

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