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Ingérence du département d’état américain dans les affaires internes de la Tunisie: La société civile se range du côté de la souveraineté nationale

• Treize associations condamnent une ingérence criante dans les affaires de la Tunisie. Les signataires de la déclaration ont « fermement condamné cette méthode de chantage qui consiste à profiter de la situation économique difficile du pays pour exercer des pressions »

La politique adoptée par Saïed en vue de faciliter la mission des différents sénateurs américains et représentant de l’administration Biden par un dialogue ouvert et des engagements sincères à ne pas transgresser la démocratie et la liberté en Tunisie ne peut en aucun cas donner carte blanche à ce pays ami de s’ingérer dans les affaires internes du pays.

En effet, les concertations mutuelles à propos de la situation en Tunisie avec les Américains ne doivent pas servir d’alibi pour alimenter la crise politique dans notre pays; ce qui n’arrangera en rien les choses.

Bien que la Tunisie soit considérée par Washington «comme un partenaire privilégié qui est appelé à établir une feuille de route claire avec un timing précis pour un retour rapide à un fonctionnement démocratique des institutions et élever le niveau de la démocratie et les droits de l’homme, l’état de la liberté de la presse et des libertés individuelles, qui figurent en tête des indicateurs qui vont déterminer le niveau des relations avec Tunis pour l’étape à venir, ne devrait en aucun cas amener les Américains à exhorter une partie du peuple tunisien contre une autre.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a convoqué, vendredi, la chargée d’affaires à l’ambassade des Etats-Unis en Tunisie, Natasha Franceschi, pour lui faire part de l’indignation de la Tunisie face aux déclarations émanant de l’ambassade des Etats-Unis.

Le ministère a estimé que ces déclarations « inacceptables » ne reflètent, aucunement, les relations de fraternité unissant les deux pays.

Contrairement aux attentes des Américains,  treize associations et organisations Tunisiennes ont estimé que la déclaration publiée par le département d’Etat américain, à la suite de l’annonce des résultats préliminaires du référendum, ainsi que les propos tenus par l’ambassadeur américain en Tunisie, relèvent d’une ingérence dans les affaires internes du pays et constituent une atteinte à la souveraineté nationale.

Ces déclarations, ont-ils indiqué hier dans un communiqué  conjoint, sont « contraires aux usages diplomatiques de la Convention de Vienne sur le droit des traités et les relations internationales juridiques entre les Etats interdisant toute ingérence dans les affaires internes des pays ».

Les signataires de la déclaration ont « fermement » condamné « cette méthode de chantage qui consiste à profiter de la situation économique difficile du pays pour exercer des pressions ».

Une situation, selon eux, provoquée par la politique d’endettement adoptée par les gouvernements successifs depuis 2011.

Parmi les signataires de cette déclaration conjointe figurent la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (Ltdh), le Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt), le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (Ftdes) et l’Association tunisienne des femmes démocrates (Atfd).

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