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Imed Hammami : toute bataille comprend des victimes collatérales

 

L’ancien dirigeant nahdhaoui, ancien ministre et soutien au processus du 25-Juillet, Imed Hammami a affirmé que la Tunisie était sur la bonne voie et que la lutte contre la corruption pouvait prendre jusqu’à cinquante années. « Ce n’est pas une bataille facile… Il est important que la direction du pays prenne la chose de façon sérieuse… Nous lui souhaitons le succès », a-t-il ajouté.

Invité le 21 mai 2024 de Feiza Arfaoui à « Fi 90 Dkika » sur radio IFM, Imed Hammami a assuré croire fermement en l’honnêteté et en l’impartialité du président de la République, Kaïs Saïed. Il a indiqué que toute bataille comprenait des victimes collatérales. Il a considéré que le chef de l’État ne communiquait pas des instructions, mais posait les axes de travail. D’après lui, ce qui est en train d’être accompli est sans précédent et qu’on n’assimilera la chose que dans le futur.

« Dans vingt, trente ou cent ans, on comprendra cela… Il libérera le pays… Il le libérera des restrictions imposées par la corruption sur la croissance, sur le développement, sur la liberté d’expression, de penser et d’agir et sur les textes, les lois et les procédures dans tous les domaines… Le pays se transformera en une puissance sur le plan régional, méditerranéen, continental et mondiale… Nous étions dans une démocratie corrompue ne menant nulle part… Tous les acteurs et le peuple tunisien doivent adhérer à ce processus », a-t-il dit.

Imed Hammami a indiqué que la Tunisie s’est retrouvée dans l’obligation d’ouvrir tous les dossiers en même temps. Il a assuré que les mesures du 25 juillet 2021 étaient une correction de trajectoire répondant aux attentes du peuple. Il a affirmé qu’une mafia politique avait causé la chute du pays et du mouvement Ennahdha. L’ancien ministre a appelé à soutenir inconditionnellement le président de la République et sans rien demander en retour.

« Le président de la République a donné les pleins pouvoirs au gouvernement… Il a donné les pleins pouvoirs à ceux chargés d’effectuer un audit… Il a donné les pleins pouvoirs pour que l’établissement public soit au service du citoyen… Le blocage réside au niveau du gouvernement… Lorsque le président donne un signe, il faut y répondre le plus vite possible », a-t-il dit.

Pour ce qui est de la question migratoire, Imed Hammami a mis l’accent sur la dangerosité du sujet. Il a considéré que les réponses du ministre de l’Intérieur, Kamel Feki lors d’une réunion de la commission parlementaire des affaires étrangères, montraient que la situation était sous contrôle. Il a appelé à se focaliser sur les migrants soudanais et nigérians. Ces derniers peuvent être impliqués dans des complots menaçant la sûreté du pays, d’après ses dires, ajoutant qu’il y a, aussi, le risque de contrôler ou d’évangéliser la Tunisie ou une partie de son territoire.

L’ancien ministre a, également, exprimé son soutien à la candidature de Kaïs Saïed à la prochaine élection présidentielle prévue d’ici fin de l’année 2024. Il a assuré qu’il ne comptait pas présenter sa candidature. D’un autre côté, il a évoqué la possibilité d’intégrer ou de fonder un nouveau parti politique. Il a expliqué qu’il était prêt à intégrer une structure politique attrayante pour les jeunes et qu’il n’était pas attiré par les partis actuellement existant et soutenant le processus du 25-Juillet.

 

S.G


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