Economie tunisie

ils ont dit: Radhi Meddeb,  expert économique

« Le sucre, ce poison qu’on aime tant..! Le sucre manque sur le marché. On en parle à grands frais. Coca-Cola, mais aussi des industriels du biscuit ou du yaourt annoncent devoir entrer en chômage technique, faute de sucre. Le sucre est un monopole d’Etat pour son importation et sa distribution (Office du Commerce de Tunisie). Or, l’OCT, tout comme plusieurs autres offices publics, n’y arrive plus. Ses finances sont exsangues. Le sucre est un produit subventionné et cela pèse d’autant plus sur les finances de l’OCT, dans un contexte mondial d’explosion des prix. Le coût supporté par la collectivité, aux prix actuels du sucre sur le marché international est de l’ordre de 1 million de dinars par jour. Cette subvention est prise en charge par l’Etat, mais elle est payée, à l’Office, avec retard. Ce n’est pas le plus grave. Le vrai coût est celui supporté en silence par les dépenses de santé. Le Tunisien est l’un des plus grands consommateurs de sucre dans le monde : 33 kg par habitant et par an, soit près de 100 grammes par habitant et par jour…! Toutes les études scientifiques prouvent que le sucre est fortement préjudiciable à la santé. L’excès de sa consommation génère en Tunisie une prévalence hors normes de problèmes de santé publique: entre diabète, obésité et maladies cardiovasculaires.

La solution n’est pas dans la pénurie organisée ou subie. Elle passe à minima par la sortie, sans délai, du sucre de la liste des produits subventionnés.

En Norvège, pays riche, reconnu par la qualité de sa gouvernance et de ses politiques publiques, le sucre est fortement taxé, afin de préserver la santé des populations. Il faut aussi une révision des normes de nos produits agro-alimentaires, trop sucrés par rapport aux normes internationales, des campagnes de sensibilisation à l’attention du grand public, mais aussi des élèves dans les écoles,  l’instauration de cours de nutrition et d’hygiène de vie qui prémunissent les élèves contre les méfaits du sucre, du gras, et qui appellent à la pratique du sport et de l’activité physique et l’instauration d’une taxe proportionnelle à la teneur en sucre sur les produits transformés. Le produit de cette taxe devant alimenter le budget de la santé publique ».

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