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Houssem Hammi : après les élections, la situation du pays sera encore pire


Houssem Hammi, membre de la coalition Soumoud, est revenu, mercredi 12 octobre 2022, sur l’opposition de la coalition aux législatives prévues en décembre et ses appels à boycotter le processus. 

 

 

 

Invité de Hatem Ben Amara dans la matinale de Jawhara FM, il a avancé qu’en dépit de son appui au 25-Juillet, Soumoud ne pourrait se permettre d’être impliquée dans une démarche unilatérale, rappelant que le président de la République est complètement étanche aux recommandations et propositions de la société civile et acteurs de la scène politique. 

 

 « (…) Il est tout à fait raisonnable d’appeler au boycott des élections (…) Il s’est avéré que le président a un projet personnel qui vise, avec ses explicateurs, à instaurer la gouvernance par les bases, supprimer les partis politiques et même abolir la citoyenneté », a-t-il déclaré, notant qu’après la promulgation de la nouvelle loi électorale et le décret sur les crimes cybernétiques, le pays a pris le tournant de la répression des libertés. 

 

 

 

Il a ajouté, dans ce sens, que – telle qu’élaborée – la loi électorale donnerait naissance à une chambre dont le rôle sera restreint à l’approbation des législations du pouvoir exécutif. « De la réforme d’un système pourri, nous sommes passés à un système unilatéral. Le président n’écoute personne ! ». 

 

Houssem Hammi a dénoncé, également, l’amendement de la nouvelle loi électorale que le président de la République envisage. « C’est du bidouillage, du bricolage ! Nos institutions sont en train de vous créer des lois comme s’il s’agissait de la gestion d’une page sur les réseaux sociaux ». 

 

 

 

Dans la nuit de vendredi 7 octobre 2022 lors d’une réunion avec sa cheffe de gouvernement, Najla Bouden, le locataire de Carthage a exprimé son mécontentement du déroulement des choses notant des infractions en lien avec la collecte des parrainages. Les candidats aux législatives doivent, selon le nouveau Code électoral, collecter 400 parrainages pour ensuite être en mesure de déposer leur candidature auprès de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). 

 

Le membre de la coalition Soumoud a signalé qu’après les élections, les acteurs les plus importants se retrouveraient exclus du jeu politique, ce qui pousserait le pays dans un climat de tensions politiques pire que celui qu’il a vécu au temps des litiges entre Hichem Mechichi et le président de la République. 

 

  

 

N.J. 


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