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Hatem Mziou : les avocats joueront leur rôle d'observation électorale


Le bâtonnier, Hatem Mziou, est revenu mercredi 19 octobre 2022, sur plusieurs sujets d’actualité ; les prochaines législatives, le drame de Zarzis ainsi que les dernières protestations nocturnes qui secouent l’un des quartiers populaires de la capitale Tunis. 

 

 

Invité de la matinale de la Radio nationale, il a rappelé que l’Ordre des avocats avait un rôle à jouer dans l’observation et le contrôle des législatives anticipées prévues en décembre expliquant que l’Onat dispose d’un observatoire dédié. 

 

Il a ajouté, dans ce contexte, que plusieurs jeunes avocats comptaient se porter candidats aux législatives en dépit des restrictions imposées par la loi électorale en cas d’élection au parlement. Si élu, un avocat devrait suspendre toute activité et se consacrer uniquement à son rôle de député.  

 

Des élections législatives anticipées devaient être organisées en décembre conformément à la feuille de route annoncée l’année dernière par le président de la République, Kaïs Saïed, quelques mois après le gel du parlement et le limogeage du chef du gouvernement Hichem Mechichi et son équipe à la Kasbah. Ces élections auraient lieu sur la base d’un nouveau code électoral et conformément aux dispositions de la nouvelle constitution adoptée par référendum constitutionnel le 25 juillet 2022.  

 

 

En ce qui concerne le drame de Zarzis, il a critiqué la gestion chaotique de la crise par les autorités locales et leur manque de transparence rappelant que les avocats ont appelé à l’ouverture d’une enquête dès le début. Il a affirmé que les avocats seraient toujours présents pour appuyer les habitants de Zarzis à travers l’antenne locale de l’Ordre des avocats expliquant que celle-ci se chargerait d’organiser leur défense et faire éclater la vérité. 

 

Zarzis est depuis quelques jours le théâtre de tensions. Plusieurs corps repêchés au large de la ville ont été enterrés sans analyse ADN dans le jardin d’Afrique ; un cimetière servant à enterrer les migrants étrangers non identifiés, morts durant la traversée de la Méditerranée. Il s’agit de Tunisiens dont l’embarcation a fait naufrage le 18 septembre 2022. Certains corps ont, ensuite, été exhumés pour identification. Une grève a, notons-le, eu lieu dans la ville pour portester contre l’incompétence des autorités. 

 

Commentant les heurts nocturnes survenus ces derniers jours à Cité Ettadhamen à Tunis entre les habitants du quartier et les forces de l’ordre, il a avancé que les jeunes avaient tout à fait le droit de s’exprimer et que les sécuritaires devraient se conformer à la loi dans leur intervention. Soulignant son appui à toute forme de protestation pacifique loin du vandalisme, il a mis en garde, aussi, contre l’instrumentalisation de ces évènements. 

 

 

Des grabuges ont été enregistrés, mardi 18 octobre 2022, à la Cité Ettadhamen pour la cinquième nuit consécutive. Des protestataires sont sortis manifester dans les rues du quartier, en mettant le feu aux pneus et aux poubelles, comme ce fût le cas les nuits précédentes. Plusieurs témoins oculaires ont assuré que les forces de l’ordre avaient évité les confrontations en s’éloignant de la rue 105, théâtre de violents affrontements ces derniers jours. Les tensions sont, rappelons-le, monté d’un cran suite au décès d’un jeune de la région, après plusieurs semaines d’hospitalisation. Le défunt âgé de 24 ans et originaire d’El Omrane supérieur, avait été admis à l’hôpital Charles Nicole après un accident survenu lors d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre.

 

N.J


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