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Handball — Mondial de Suède: L’art de compliquer les choses !

Après avoir raté lamentablement le coche face au Bahreïn, il va falloir forcément battre la Belgique et… attendre !

Quelle déception, mes aïeux ! Une vraie maudite soirée soldée par un nul (27-27) que personne, au vu des conditions du déroulement de la seconde mi-temps, n’attendait. En tout cas, pas notre adversaire du jour qui semblait, à dix minutes de la fin des hostilités, avoir presque baissé pavillon et s’être rendu compte que la tornade soufflant de Tunisie ne pouvait plus arrêter de provoquer des dégâts. Visiblement épuisés physiquement et, de surcroît, tétanisés par les nombreux arrêts prodigieux de nos deux keepers Namli et Belkaid, les Bahreïnis allaient soudain, comme par miracle, s’offrir un cadeau providentiel, absolument inespéré que les nôtres, à travers un gâchis énorme (que de belles occasions de but gaspillées tour à tour par Darmoul, Ben Salah, Ben Abdallah, Rzig et Jaballah), ont «tenu» à balancer dans le camp d’en face. Le tout en l’espace de seulement cinq minutes !  Au coup de sifflet final, Bahreïn était en fête, la Tunisie en consternation. Plus que le citoyen lambda féru de handball dans nos murs, nous pourrons parier que l’entraîneur national, Patrick Casal, n’a pas lui non plus dormi, ce soir-là. Lui qui misait, avant même de rallier la Suède, sur le plus beau scénario, celui de l’emporter sur le Bahreïn. Mauvais parieur ! Alors, ces deux inévitables questions : M Casal a-t-il été trahi par les siens ? Ou le prof n’a-t-il pas su choisir les meilleurs de ses élèves ? De toute façon, des reproches, il y en a : pourquoi notre défense, grande dévoreuse de buts, s’y est adonnée de nouveau…à belles dents ? Pourquoi le très lent repli défensif sur les contres, qui a permis à l’adversaire de marquer près de 90% de ses buts, n’a pu être résolu ? Pourquoi n’a-t-on pas opté, à la reprise, pour la défense avancée afin de neutraliser le virevoltant demi centre bahreïni par qui venaient tous les dangers et qui fut choisi, le plus naturellement du monde, meilleur joueur du match ? Bref,si nos joueurs ont tort, il n’en demeure pas moins vrai que M. Casal n’a pas raison..

Histoire de calculs

Maintenant que le mal est fait, il n’y a pas lieu de dramatiser et l’espoir est encore permis. Nous le disons pour remonter le moral des troupes avant la deuxième sortie face à la Belgique. Une équipe franchement tout à fait à notre portée, parce que venant d’un pays fraîchement «handballisé».  Mais si la victoire, parions-nous les yeux fermés, est, ce soir, cent pour cent tunisienne, le verre restera malheureusement à moitié vide, tout simplement parce que le nul «offert» au Bahreïn nous a poussés dans l’indésirable précipice des calculs. Autrement dit, on doit battre la Belgique et attendre quel sort nous réservera le… champion du monde sortant, le Danemark. C’est que ce dernier, roi incontesté de sa poule, aura à rencontrer successivement le Bahreïn et la Tunisie. Et c’est justement à la lumière des résultats de ces deux confrontations et du verdict du goal-difference que sera connue la sélection qui tiendra compagnie aux Danois au 2e tour du Mondial. On aurait pu aisément éviter ce surplus de sueurs froides et d’anxiété. Dommage !

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