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Handball | A l’approche du mondial : Casal se veut plutôt réaliste

 

Le sélectionneur national assure que les facultés de surpassement des joueurs seront déterminantes lors du Mondial.

Lors de notre entretien qui s’est déroulé en présence du président de la Fédération, il n’avait nullement la mine d’un élève stressé et crispé à la veille d’un examen. Bien au contraire, Patrick Casal semblait zen et étonnamment décontracté, alors que le Mondial de Suède, dont ce sera le premier test grandeur nature de son expérience tunisienne, est pour demain. «Si j’ai accepté, lance-t-il d’emblée, le défi de venir en Tunisie, c’est parce que j’aime les challenges. Le contraire ne fait pas partie de mon lexique sportif fait d’ambition et de détermination». Soit dans le pur style de ce petit titi natif de l’île de la Réunion, qui deviendra, une fois mûri, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du handball français. Flatteuse réputation qui l’accompagnera comme son ombre durant sa longue et brillante carrière d’entraîneur. «Aussi bien joueur que coach, indique-t-il, j’ai toujours cru en ce que j’appelle ‘‘l’explosivité’’ du joueur, une conviction qui coule dans mes veines. Et c’est ce que je suis en train d’imposer et d’enraciner aujourd’hui auprès de mes poulains qui, heureusement, s’y sont vite habitués».

Patrick Casal mène la barque de l’équipe nationale à bon port jusque-là
crédit photo : © Mokhtar HMIMA

C’est d’autant plus vrai que, depuis sa prise en main de notre sélection, la rage de vaincre de nos internationaux a subitement flambé et s’est même enflammée, à la grande joie d’un entraîneur dont l’écurie semble totalement interdite aux fainéants et aux adeptes du vedettariat. En voici au moins deux preuves : la mise à l’écart de joueurs dits récalcitrants et indisciplinés, et d’autres pour incapacité de s’adapter à la politique Casal.

Y croire 

«Je le leur ai dit dès notre premier contact : ou on se plie aux rudes exigences d’intégration dans l’ambiance du groupe, ou on reste à la maison», précise M Casal qui pense que «la bonne ambiance qui prévaut au sein d’une équipe constitue l’une des clés de sa réussite. Sur ce plan-là, Dieu merci, tout baigne dans l’huile, grâce aux encouragements de mes employeurs et aux gros efforts fournis par mes collaborateurs des trois staffs. Cet acquis, on fera tout pour le préserver».

Belle ambiance, oui, mais est-ce suffisant pour espérer faire bonne figure au Mondial?«Ecoutez, répond l’ex-architecte de la gloire du club de Dunkerque, il faut comprendre que, dans un Mondial de haut niveau, il faut inévitablement compter non seulement avec les imprévus, les petits détails et les surprises, mais aussi et surtout avec les facultés de surpassement des joueurs dans les moments difficiles d’un match. Sinon, nous avons effectué globalement une bonne préparation qui nous a permis, Wissem (ndlr Hmam) et moi, de mieux connaître les joueurs et de se fixer, plus tard, sur leur valeur réelle et sur leur capacité d’apporter le plus au groupe». Pur produit de la célèbre école française de formation d’entraîneurs qui a enfanté des génies tels que Daniel Costantini, Claude Onesta, Sylvain Nouet et Patrice Canayer, le successeur de Sami Saidi sait ce qui nous attend, dans quelques jours, en Suède. «Là-bas, dit-il, tous nos matches revêtent la même importance et exigent donc le même volume de concentration et de débauche d’efforts. C’est pourquoi nous avons mûrement visionné nos trois adversaires. C’est pourquoi aussi j’ai fait comprendre à mes poulains qu’il faudra considérer chaque rencontre comme décisive. Tenez, la Belgique, que beaucoup ici estiment faussement à notre portée, pourrait bien nous poser énormément de problèmes. Idem pour le Bahreïn qui est à créditer d’une formidable progression. Reste le Danemark qui va naturellement survoler notre poule en battant tout le monde».

Ces propos n’ont-ils pas de quoi inciter au pessimisme quant à nos chances de qualification au second tour ? La réplique de «monsieur Patrick» est instantanée et édifiante. «Moi, lâche-t-il, je suis plutôt réaliste. C’est-à-dire que je vois les choses telles qu’elles sont, loin des promesses folles. Mais il n’est pas non plus certain que nous irons en Suède non pas pour faire de la figuration, mais pour défendre nos couleurs avec autant de détermination que d’audace. De toute façon, j’y crois».

crédit photos : © Mokhtar HMIMA

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Mondial : La liste arrêtée

Patrick Cazal a arrêté la liste définitive des joueurs qui prendront part au Championnat du monde messieurs coorganisé par la Pologne et la Suède du 11 au 29 janvier.

La liste est composée des 18 joueurs suivants : Assil Nemli, Mehdi Harbaoui, Yassine Belgaied, Oussama Boughanmi, Ghassène Toumi, Oussama Rmiki, Hazem Bacha, Bilel Abdelli, Mohamed Amine Darmoul, Youssef Maaref, Abdelhak Ben Salah, Anouar Ben Abdallah, Noureddine Maoua, Tarek Jallouz, Issam Rzig, Oussama Jebali, Jihed Jaballah et Ghazi Ben Ghali.

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