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Front de Salut National: L’opposition brise le silence

De nouveau, les opposants au Président de la République, Kaïs Saïed, et ses dispositions du 25 juillet ont manifesté. Cette fois-ci, ils ont choisi la fête de l’Evacuation pour se faire entendre. Le Front de salut national a déploré dans ce sens « des pratiques politiques arriérées » et fait porter la responsabilité au ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, qu’il compte poursuivre en justice ainsi que tous les responsables qui entravent la manifestation et ne respectent pas le droit du peuple à protester.

Les composantes du Front de salut national ont organisé, hier samedi 15 octobre, une marche protestataire au centre-ville de Tunis. Dès dix heures du matin, une grande foule a commencé à se former à la Place de la monnaie au cœur du centre-ville. Munies du drapeau national ainsi que de slogans hostiles au Président de la République, plusieurs centaines de personnes se sont ensuite dirigées vers le théâtre municipal pour observer une grande marche protestataire.

Parallèlement, de l’autre côté, au Passage, le Parti Destourien Libre (PDL) a organisé une autre marche protestataire pour s’opposer également au projet présidentiel mais surtout pour dénoncer la nette détérioration de la situation économique et sociale.

En effet, hier jour de fête de l’Evacuation, la capitale Tunis a été le théâtre d’une grande agitation sociale et politique, où l’opposition, avec ses différentes fractions, est descendue dans la rue pour se faire entendre et pour revendiquer même la destitution du Président de la République. 

A 11h00, les différents leaders du Front du salut national, dont notamment Ahmed Nejib Chebbi, Samira Chaouachi, Seifeddine Makhlouf et des dirigeants d’Ennahdha étaient dans les premiers rangs des manifestants. Ils revendiquent surtout la fin de ce qu’ils appellent le « coup d’Etat orchestré par le Président de la République contre la démocratie tunisienne » et le « retour à la voie constitutionnelle ».

Le leader du parti Al-Karama, Seifeddine Makhlouf, a, dans ce sens, affirmé que l’opposition allait intensifier ses mouvements contre le « président putschiste ». « Fini la dictature, fini l’isolement de la Tunisie sur la scène internationale, fini la mauvaise gestion de la situation économique et sociale, le coup d’Etat doit savoir que la fin de la récréation a sonné », a-t-il dit.

De nouveau, les opposants du Président de la République Kaïs Saïed et ses dispositions du 25 juillet ont, donc, manifesté. Cette fois-ci ils ont choisi la fête de l’Evacuation pour se faire entendre.  Le Front de salut national a déploré dans ce sens « des pratiques politiques arriérées » et dit faire porter la responsabilité au ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, qu’il compte poursuivre en justice ainsi que tous les responsables qui entravent la manifestation et ne respectent pas le droit du peuple à protester.

Au fait, dès les premières heures de la matinée, les manifestants commençaient à affluer. Venus de toutes parts et notamment des gouvernorats de l’intérieur du pays, comme ils le confirment, ils disent défendre la « légalité », la « légitimité » et la « démocratie ».

D’ailleurs, le mouvement “Citoyens contre le coup d’Etat”, qui organise cette manifestation, dénonce la fermeture de certaines routes, le blocage des moyens de transport empêchant ainsi les protestataires de rejoindre la manifestation. Il n’en demeure pas moins que la présence sécuritaire dans la capitale était assez renforcée, et les unités de police étaient déployées partout sans qu’il n’y ait d’incidents.

Prenant la parole lors de ce rassemblement, le leader du Front du salut, Ahmed Nejib Chebbi, a dénoncé les intimidations sécuritaires contre les manifestants, laissant croire qu’ils allaient porter plainte contre le ministre de l’Intérieur. D’autre part, il a affirmé que le « régime de Kaïs Saïed est dans l’isolement » et qu’ils étaient tout près de la victoire.

 Le PDL contre la « destruction de l’Etat »

De l’autre côté, la présidente du Pdl, Abir Moussi, a mené sa propre manifestation contre ce qu’elle appelle la « destruction de l’Etat ». Moussi  déplore des pratiques policières qui ont empêché certains manifestants de rejoindre le principal lieu de rassemblement. Le parti dénonce, notamment, la nouvelle loi électorale, l’exclusion de la femme de la vie politique, ainsi que les pénuries répétitives et la situation politique, sociale et économique du pays.

En effet, plusieurs centaines de partisans de cette formation politique se sont rassemblés à Place de la République, le Passage, pour exprimer leur opposition au «gouvernement du Président Kaïs Saïed », dénonçant une détérioration des conditions de vie des Tunisiens». Ils ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Le peuple veut la chute du régime », « Kaïs Saïed dégage », « Ni Kaïs Saïed ni les frères musulmans », « la Tunisie est bourguibiste »…

Ils ont également scandé des slogans dénonçant les prix élevés des produits de première nécessité et la disparition des denrées alimentaires de base. Dans une allocution prononcée, via un mégaphone, la cheffe du parti a accusé les forces de sécurité de bloquer l’accès des manifestants, assurant que les partisans du parti de l’intérieur et de l’extérieur de la capitale ont également été empêchés de rejoindre le point de rassemblement, Place de la République.

L’Intérieur réagit

Réagissant à cette polémique, le ministère de l’Intérieur a, dans un communiqué rendu public, démenti toutes les informations laissant croire que des manifestants ont été empêchés de se déplacer. Le département dit avoir procédé à la sécurisation des différents rassemblements conformément à la loi et avoir arrêté des personnes en possession de sommes d’argent. « Quatre personnes ont été arrêtées en possession de sommes d’argent allant de un à douze mille dinars », a-t-on communiqué.

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