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France : Cette fois c’en est fini de Zemmour, comme Sarkozy en 2008

Il y a des dérapages qui comptent plus que d’autres, et en politique certains sont fatals. Il y a eu en 1995 la maladresse du Premier ministre et candidat à la présidentiel Edouard Balladur, juché sur une table pour faire populaire ; il y a eu en 2002 les propos explosifs du chef du gouvernement Lionel Jospin sur le grand âge du président Jacques Chirac, il y a eu en 2008 le “casse-toi, pauv’ con” et les goûts de luxe du président Nicolas Sarkozy, maintenant il y a le doigt d’honneur du nouveau trublion de la droite extrême, Eric Zemmour…

Exactement comme Sarkozy en 2008 au Salon de l’Agriculture quand il avait lancé “casse-toi, pauv’ con” à la face d’un citoyen qui le provoquait, Zemmour a craqué en adressant un doigt d’honneur à une Marseillaise. L’écrivain a beau plaider un acte “fort inélégant“, le mal est fait et il est très probable qu’il ne s’en relèvera pas, surtout après sa boulette monumentale du 13 novembre 2021. La droite et l’extrême droite, en difficulté dans les sondages à 5 mois de la présidentielle, ont senti très vite que cette affaire pourrait être le cadeau du ciel qu’elles n’espéraient plus.

Les faits se produits dimanche 28 novembre 2021 et ont déjà été abondamment commentés par les adversaires de Zemmour. Valérie Pécresse, qui fait partie des challengers des Républicains à la présidentielle, boit du petit lait. Selon elle la «pré-candidature» d’Éric Zemmour est «en train de tourner au fiasco», rapporte Le Point ce lundi. «Être président ou présidente de la République, ça ne s’improvise pas, c’est un long chemin, il faut pouvoir endosser des responsabilités, il faut pouvoir en être digne et aujourd’hui, je pense que la pré-candidature un peu précipitée d’Éric Zemmour est en train de tourner au fiasco» suite à ce  «geste totalement indigne», déclare-t-elle sur LCI.

«Être président ou présidente, c’est une crédibilité. On confie au président de la République à la fois les codes du nucléaire, donc on ne peut pas les confier à quelqu’un d’impulsif, on lui confie ses économies, donc, il faut qu’il soit aussi bon gestionnaire, on lui confie l’avenir de ses enfants, il faut qu’il soit visionnaire, et avoir une vision, c’est pas juste être monomaniaque sur un seul thème, l’immigration», ajoute une Pécresse décidément très inspirée par l’incident.

Michel Barnier, un autre postulant à droite, n’est pas plus tendre avec Zemmour sur CNews :  «On ne s’improvise pas président de la République, il faut être digne, il faut être respectueux, il faut être à la hauteur». Pour la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, Marine Le Pen, celle à qui le polémiste vole le plus de voix, la cause est entendue depuis hier : «de manière générale, la mue de polémiste en candidat à la présidentielle ne s’est pas faite», et il «n’a pas l’air très à l’aise dans cet exercice»…

Pour le poulain des écologistes au prochain scrutin, Yannick Jadot, «ça fait longtemps qu’il est disqualifié pour la présidentielle». Il rappelle que Zemmour a été «condamné pour haine raciale», et «le doigt d’honneur, ça fait des mois qu’il le fait à la France, ça fait des mois qu’il le fait aux musulmans, ça fait des mois qu’il le fait aux juifs, ça fait des mois qu’il le fait aux valeurs de la République», a-t-il asséné ce lundi sur RTL.

 

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