Culture

« Festival Mondial de la magie » à Carthage : Au bonheur des enfants !


Nous sommes partis avec des désirs d’enfants. Regarder ces tours de magie encore gravés dans nos mémoires et les souvenirs des « Kasaâjiet » (par référence à notre feu Kasaâji, l’international prestidigitateur tunisien) qui ont meublé les soirées de la télévision tunisienne à une époque.

Des enfants, il y en avait sur les gradins du Théâtre romain de Carthage ! Les parents aussi qui les accompagnaient voulaient partager ce spectacle avec leur progéniture et vivre un moment de fascination. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le festival de la Magie a drainé une foule immense, celle des grandes soirées du Festival international de Carthage. Une programmation bien réfléchie de la part des organisateurs. Mais une majeure partie de ce public prêt à s’émerveiller n’a pu accéder visuellement à ces numéros de magie. Certains sont rentrés carrément. En fait, les magiciens ayant installé leurs chambres noires des deux côtés de la scène, ce qui a défavorisé les spectateurs des deux côtés des gradins qui n’ont rien pu voir. D’autant plus que les artistes évoluaient au fond de la scène. Des «Je ne vois rien papa ! », on en a entendu ! Des adultes qui protestent aussi. Résultat des courses, tout le public s’est entassé au milieu ou bien il a été obligé de grimper jusqu’au haut des gradins pour pouvoir regarder ce qui se passe. Et à cette distance, l’effet de la magie ne prend pas, puisque ce genre de spectacle a besoin d’un confort visuel certain, surtout pour observer les détails des numéros présentés. Pourtant, la solution était simple. Deux écrans géants et tout le monde aurait été satisfait ! Autant l’idée de l’organisation de ce spectacle était intéressante autant son exécution technique n’était pas à la hauteur. Abdelmajid Kasaâji disait : « Dans la réalisation d’un tour de magie, la moindre ‘‘fausse note’’ devient catastrophique. Nous n’avons d’autre choix que la perfection, le parcours sans faute…» . Sauf que l’imperfection ne venait pas cette fois des magiciens, mais des techniciens de la scène.

Sur scène, les plus grands magiciens actuels dans le monde ont consacré au public de Carthage deux heures de spectacle, un spectacle qui a déjà conquis plus de 300.000 spectateurs en Europe. Tous les numéros présentés ont été primés à de nombreuses reprises dans les plus prestigieux festivals de magie du monde. La scène de Carthage a vu donc défiler, mardi soir, les plus grands illusionnistes de différentes nationalités. Le numéro de l’artiste chinoise était d’une grande poésie (notons que les femmes dans ce monde de la prestidigitation sont très rares). Assise sur des marches et avec un éventail et un ruban rouge à la main, elle exécutait son numéro avec la plus grande affection. L’autre numéro qui nous a marqués est celui de l’artiste français, surnommé « l’Oranger ». Un numéro plein d’humour où le magicien se transforme en toutes sortes de personnages et le tout tourne autour d’une grande et vieillotte valise. Le public, qui a eu la chance d’être placé au milieu, n’a pas quitté la scène des yeux. Les autres, tout en haut des gradins, essayaient de zoomer avec leur portable pour voir les détails. Disons que la magie a opéré. Notre illusionniste international, feu Kasaâji, disait: «Le pouvoir magique n’existe pas, mais la magie, si! ». Nous sommes restés sur notre faim, heureusement qu’il y avait nos souvenirs d’enfance.

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