Economie tunisie

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Jalel Henchiri, membre de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie : Une saison touristique dure

Jalel Henchiri, membre de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, a fait savoir, lors de son passage sur les ondes d’une radio privée, que la saison touristique actuelle est l’une des plus dures saisons de l’histoire du tourisme tunisien. Cela revient, selon lui, à l’ensemble des défis à relever par les opérateurs du secteur. Il a mis l’accent sur l’importance des marchés algérien et russe dans le développement du secteur du tourisme tunisien, rappelant que la Tunisie a perdu près de 40% des nuitées passées dans les hôtels et 50% du nombre des touristes.

« Cette baisse s’explique par l’affaiblissement de la capacité d’accueil du transporteur aérien national, malgré l’augmentation de l’offre sur le marché européen et surtout français », a-t-il dévoilé. Selon ses propos, l’Etat et les banques sont appelés à soutenir le secteur du tourisme, car il ne suffit pas de s’intéresser à la saison touristique. « Il est nécessaire de trouver des solutions pour libérer le secteur de toutes les entraves qui le bloquent. Certains hôtels ne peuvent plus effectuer des travaux d’aménagement et de rénovation faute, de liquidité », a-t-il regretté.

transformation des tomates  : Un secteur en manque de stratégies

Imed Bey, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche à Nabeul, a récemment indiqué que le secteur de la transformation des tomates passe par une crise sans précédent. Selon lui, le secteur est peu structuré et manque de stratégies. Il a aussi précisé que, sans tarifs fixes, les augmentations des prix sont de plus en plus aléatoires, ce qui nuit à l’agriculteur local. Il a également mentionné que la culture des tomates a diminué en passant de 10 mille hectares, en 2021, à 4,3 mille hectares, en 2022, à cause des problèmes relatifs à l’irrigation et au manque remarquable d’eau. « L’an dernier, un million de tonnes de tomates ont été transformées, alors que cette année, la quantité ne dépassera pas les 600 mille tonnes au gouvernorat de Nabeul. Cela revient à l’absence de politique relative à la fixation des prix de vente », a dévoilé Bey. D’après lui, plusieurs solutions existent pour sauver la saison et raviver le secteur. « Il faut déterminer en amont les surfaces dédiées à la culture des tomates, chaque année, en se référant aux besoins locaux. Il est à rappeler que le gouvernorat de Nabeul traverse une période de stress hydrique et des difficultés d’approvisionnement en eau de la région du Nord, et ce, malgré la signature de nombreuses conventions avec l’Etat eu égard au caractère économiquement stratégique de ce secteur », a-t-il relevé.

Bey a, également, déploré l’exclusion de l’agriculteur de la sphère économique des banques malgré l’amnistie touchant les micros crédits à hauteur de 5.000 dinars. « Il faut sauver le secteur contre tous les risques d’effondrement pour ne pas recourir à l’importation des tomates », a-t-il demandé.  

Bourse de Tunis : Une  participation étrangère plus importante

Durant la semaine écoulée et jusqu’au 8 juillet, la Bourse de Tunis a enregistré des échanges relativement importants au niveau de la participation étrangère, principalement avec les mouvements de ventes sur « Sits » et « Carthage Cement ». Ainsi, 154 mille actions « Carthage Cement » figurent à la vente, ramenant le taux de participation étrangère dans le capital de la société à 0,86%, contre 0,91%, une semaine auparavant. Les échanges ont été plus intenses sur « Sits », dont 320 mille actions ont été cédées par des étrangers. Le taux de participation étrangère dans le capital de la société immobilière baisse de 15,11% à 13,05%. Un courant vendeur a également concerné « SAH », portant sur 98 mille actions. Le capital de la société est, ainsi, détenu à hauteur de 9,70% par des étrangers.  Côté achat, c’est « GIF Filter » qui a connu les flux les plus importants, avec 43 mille actions achetées par des étrangers, soit un taux de participation étrangère de 0,98%. Il est à rappeler que depuis le début de l’année, et jusqu’au 8 juillet, la part nette des étrangers dans les volumes de transactions sur le marché central de la Bourse de Tunis s’établit à 2%, contre 14% sur le marché des blocs.

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