Economie tunisie

Être entrepreneur en Tunisie : le calvaire

Des dizaines de milliers de chefs d’entreprises notamment les petites et moyennes entreprises, ont fait faillite en attendant que d’autres mettent les clés sous la porte au grand bonheur des barons du capital, des monopoles, des holdings, et des rentiers.

Le calvaire des entrepreneurs est un processus bien orchestré dû à la bureaucratie, l’accès très limité aux financements, les lobbies des contrebandiers qui sévissent sans foi ni loi, les agissements des centrales d’achats de la grande distribution et les barons de l’informel.

Personne n’agit ou plutôt ne veut agir que ce soit du côté des syndicats professionnels ou du côté des corporations sectorielles puisque tout le monde trouve son compte dans le drame des entrepreneurs.

Le porte-parole de l’association nationale des propriétaires de petites et moyennes entreprises, Abderrazek Houas, a déclaré le 21 octobre 2021 la faillite de 130 mille entreprises et le renvoi de 750 mille employés au chômage.

Houas a regretté que les propriétaires d’entreprises qui ferment leurs portes sont menacés d’emprisonnement, soulignant qu’ils ne se trouvent plus en mesure de payer les frais de loyer, la Caisse nationale de sécurité sociale, ou la recette des finances, en plus de la difficulté d’assurer les salaires des travailleurs. Il a assuré que les « lobbies » contrôlent l’économie tunisienne, directement et indirectement, à travers les anciennes lois qui, selon ses dires, avaient été promulguées sur mesure.

Le responsable a fait revenir ces problèmes, en l’occurrence, au manque de financement des entreprises, affirmant que la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises n’est qu’un simple bâtiment.

Le secrétaire général de l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (ANPME), Sofiene Gabsi avait mis en garde contre l’effondrement du tissu économique national, d’autant plus que les petites et moyennes entreprises en représentent 95%, estimant que la poursuite de la fermeture de ces établissements pourrait provoquer une hausse du taux de chômage. En septembre, il avait confirmé que sur un total de 771 mille entreprises, 88 mille PME ont fait faillite.

Gabsi avait ajouté que 54 mille autres entreprises étaient en voie de faillite, qualifiant la situation de ces institutions de catastrophique. Selon ses dires, la détérioration de la situation de ces entreprises a commencé en 2017 et s’est aggravée par la pandémie du coronavirus.


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