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Ethiopie : Le front rebelle pourrait prendre Addis Abeba, où siège l’Union africaine

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a du souci à se faire. 9 groupes rebelles, coalisés autour du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ont mis en place un «front uni» pour le déloger du pouvoir, rapporte France 24. Pour le moment on ne sait rien de la capacité de nuisance de ces groupes, de l’armement dont ils disposent. Mais ce qui est certain c’est que l’armée éthiopienne aura fort à faire, elle qui n’arrive pas à venir à bout de la rébellion au Tigré..

Le front menace de s’emparer de la capitale, Addis Abeba, où se trouve le siège de l’Union africaine. Autant dire que l’affaire est très suivie sur le continent et inquiète les chefs d’Etat africains, mais pas seulement. Les Etats-Unis, la Suède et la Norvège ont invité hier vendredi leurs ressortissants à faire leurs bagages et à quitter l’Éthiopie ; le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé les belligérants à revenir à la raison et à cesser les hostilités. Pas sûr que cet appel soit entendu…

A noter que le gouvernement fédéral fait face à la rébellion armée du TPLF depuis un an, sans succès notables sur le terrain, mis à part des bombardements massifs sur des civils décriés par la communauté internationales et qui galvanisent les insurgés.  Ces derniers ont même beaucoup avancé ces derniers mois, surtout dans la localité de l’Amhara. Ils prétendent même être stationnés à Kemissie, à 325 kilomètres au nord de la capitale. Ils ont été renforcés sur place par l’Armée de libération oromo (OLA), un groupe armé de l’ethnie oromo avec lequel ils ont scellé un pacte en août dernier..

“Notre intention est de renverser le régime“, a fait savoir Berhane Gebre-Christos, émissaire du TPLF, lors de l’officialisation de cette alliance à Washington.

Du côté du pouvoir éthiopien on tente de minimiser l’affaire ; le procureur général éthiopien, Gedion Timothewos, n’hésite pas à parler de “coup de pub“, qualifiant certains groupes d’impopulaires.

La porte-parole du Premier ministre qualifie cela de “désinformation” du TPLF pour installer dans les esprits “un faux sentiment d’insécurité” ; elle a affirmé que tout est calme à Addis Abeba.

Quoi qu’il en soit, il est loin le temps où Abiy Ahmed était auréolé de la gloire du Prix Nobel de la paix, en octobre 2019, en reconnaissance de ses efforts pour pacifier les relations avec le voisin, l’Érythrée..


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