Economie tunisie

Enquête : 27,7% des dirigeants des PME déclarent être sollicités pour verser des pots de vins

Les résultats d’une enquête réalisée par le Centre des jeunes dirigeants (CJD) et la Fondation allemande Konrad Adenauer-Stiftung (KAS), sur l’évaluation et les attentes des PME des administrations publiques viennent d’être révélés.

Il s’agit d’une enquête basée sur une méthode quantitative basée sur l’administration d’un questionnaire structurée qui ciblent 500 responsables au sein des entreprises qui sont en contact avec les administrations publiques et qui s’occupent de l’aspect financier, comptable et administratif au sein des entreprises (les premiers responsables, les DAF, les comptables).

Cette enquête de satisfaction a pour objectif d’évaluer la qualité de service fourni par les administrations publiques. Cinq critères de satisfaction étaient retenus : rapidité du service, Clarté des procédures, digitalisation, qualité de l’accueil et efficacité.

Ainsi, une proportion de 83% des PME en Tunisie considère que l’administration publique représente un obstacle sévère, majeur ou modéré, pour l’évolution de leurs activités, contre 71% en 2019.

L’enquête montre une régression pour la plupart des administrations sur les critères susmentionnés, par rapport à 2019. Au fait, les résultats ont montré que l’évolution négative la plus importante concerne la rapidité du service (4,25%) et l’efficacité (4,13%). Ensuite vient la satisfaction concernant l’accueil du personnel (3,54%) et la clarté des procédures (3,02%).

A l’instar des années précédentes, les résultats montrent aussi qu’aucune administration n’a atteint un score de 70/100. Le registre national des entreprises (RNE), et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) sont les plus proches de ce standard avec des scores respectifs de 65.6 et 65.5 tandis que l’administration municipale a enregistré le score le moins élevé 51.2/100, s’approchant ainsi du score affiché en 2017 (50,9/100).

Cette évolution négative est liée au contexte épidémiologique, d’autant plus que 73% des PME trouvent que l’administration publique a échoué dans son adaptation aux besoins des entreprises privées. 81% des entreprises sondées considèrent que les mesures préventives prises par l’administration publique tunisienne pour la protection de ses employés (43,6%) et ceux des entreprises (37,5%) sont inefficaces ou peu efficaces.

Par ailleurs, 27,7% des dirigeants déclarent que leurs entreprises ont été sollicitées à faire des versements non officiels, lors des opérations de contrôle, ou lors d’une participation aux marchés publics, ou encore pour l’accès aux services ou pour les opérations d’import/export (contre 28,8% en 2019 et 20,9% en 2018).

En conclusion, les dirigeants sondés considèrent que les actions prioritaires à entreprendre par les administrations publiques pour améliorer la relation avec les PME sont :

• La digitalisation (40,8%) : une demande forte des PME pour la quatrième année d’affilé,

• L’amélioration de la qualité de service (14,8%),

• Et la transparence des procédures (23,4%).

 

 

 

 

 

 

 

 


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