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Démolition d’un arbitre, mode d’emploi

Cas d’école : lors de Séville-Lille sur RMC Sport, Stéphane Guy et Éric Di Meco ont accablé un arbitre qui n’a pourtant commis aucune erreur. Nous avons retranscrit ce procès exclusivement à charge.

L’obsession du réarbitrage, sa place délirante dans les contenus médiatiques, en particulier les retransmissions de match, est à peine perçue tant elle est devenue ordinaire. Pour en reprendre la mesure, on peut faire d’une rencontre quelconque un objet d’étude en relevant toutes les interventions des commentateurs.

Nous avons effectué ce relevé pour le Séville-Lille de Ligue des champions diffusé sur RMC Sport, mardi 2 novembre, avec les commentaires de Stéphane Guy et Éric Di Meco (lire, en s’armant de courage, la retranscription ci-dessous).

À l’examen, on serait tenté de qualifier cette prestation de festival si elle n’était parfaitement banale et n’avait rien d’exclusif à ce duo journaliste-consultant. Éric Di Meco est d’ailleurs un intervenant passionné, sincère et enclin – la chose est rare – à l’autocritique.


image RMC Sport

UNE MISE EN EXAMEN TOUTES LES QUATRE MINUTES

La rencontre a été marquée par la décision de ne pas accorder de penalty à Lille pour un accrochage dans la surface (17e minute). Une de ces situations ambivalentes pour lesquelles deux décisions contraires peuvent être aussi légitimes l’une que l’autre – illustrant le propre de l’arbitrage en football (la nécessité d’interpréter).

On pourrait penser que ce « fait de jeu », comme on les appelle désormais, a à lui seul conféré une tonalité négative aux commentaires, mais les deux hommes ont exprimé leurs divergences de vues à ce sujet et, de toute façon, ils ont d’emblée suspecté les arbitres d’être malvoyants (11e minute). Le postulat est connu : les arbitres sont mystérieusement, universellement nuls.

À 25 reprises, toutes les quatre minutes en moyenne, les décisions de l’arbitre ont été mises en examen (la plupart du temps en visionnant des ralentis), exclusivement pour les contester ou les critiquer. Aucun coup de sifflet d’Istvan Kovacs, l’arbitre hongrois, n’a été porté à son crédit, sinon avec des sarcasmes. Deux ou trois ont été considérés comme arrangeants pour les Lillois – donc implicitement erronés.

Pourtant, aucune décision de M. Kovacs ne peut être qualifiée d’erreur objective, pas même sur la situation du potentiel penalty (son verdict et celui des assistants vidéo, pour être contestable, n’est pas erroné pour autant). Sur l’action du penalty accordé à Lille (40e), le geste de Delaney ayant pu lui échapper, il s’en remet aux VAR, avant de faire lui-même, devant les écrans, le choix qui semble le plus légitime.

Avec son commentaire exclusivement à charge, Stéphane Guy mène cependant un réquisitoire constant contre lui, ponctué de jugements définitifs, de procès d’intentions, de spéculations, de contre-vérités, de réflexions lourdes et gratuites (comme cette blague sur les lunettes de l’arbitre… qui précède de peu une confusion entre Ikoné et Weah).

« IL Y A AUCUN DOUTE ! »

La rencontre se termine dans une atmosphère tendue voyant les joueurs multiplier les actes d’antijeu, et donne lieu à un déchaînement contre M. Kovacs qui les sanctionne logiquement. À la 69e minute, Stéphane Guy relevait pourtant la « nervosité », la dureté des contacts, et même… le faible nombre d’avertissements (« C’est une bataille de rue. (…) Il n’y a eu qu’uncarton [deux, en réalité] jusqu’à présent. »).

Tous ces procédés sont connus. Reprocher à l’arbitre le comportement des joueurs et l’application du règlement. Assurer, sans la moindre certitude ou à tort, qu’il s’est trompé (9e, 11e, 83e, 90e). Lui reprocher des décisions justifiées (79e, 87e, 90e, 90e+6, 90e+7), anodines (64e)… ou même jugées bonnes (40e, 45e, 60e, 95e+5). Décréter que son interprétation, bien que légitime, est une erreur (17e). Sans craindre, ô ironie, de déplorer que des joueurs contestent (69e).

Nos compères frôlent pourtant la lucidité à plusieurs reprises, comme lors de l’interminable échange qui commence à la 17e minute pour s’achever à la 22e (avec un total désintérêt pour le jeu qui a vite repris). « Ça montre bien que c’est compliqué d’être arbitre », concède Guy. Leur désaccord radical, la prise de conscience que les angles de caméras livrent des impressions différentes, le revirement de Di Meco (et ses propos très justes à la mi-temps) restent néanmoins sans effet.


L’action litigieuse de la 17e minute – image RMC Sport

On voit ainsi Stéphane Guy se montrer catégorique (« Si, il le prend ! Il le prend, Éric, il y a aucun doute ! ») sur la foi d’un ralenti, caméra opposée, qui ne permet absolument pas de se prononcer. C’est aussi le moment où il promet de « re-disséquer » longuement l’action à la mi-temps, comme s’il n’y avait rien d’autre à dire sur la rencontre.

Éternel malentendu : impliquant la nécessité d’interpréter des actions souvent ambivalentes et de trancher pour permettre au jeu de se poursuivre, l’arbitrage du football est par nature discutable. L’ignorance de ce principe fait inévitablement dégénérer la discussion en procès malhonnête, qui flatte la bêtise et entretient la vindicte.

« QU’EST-CE QU’ON AIME LE FOOT, ÉRIC ! »

Cette obsession, ce désintérêt pour le jeu expliquent peut-être le manque de lucidité sur la prestation des Lillois, accablés au micro durant toute la première mi-temps alors qu’ils ne subissaient plus d’occasions de but et s’en procuraient, répondaient au défi physique des Sévillans. Il est difficile de commenter à la fois l’arbitrage et le jeu.

« Qu’est-ce qu’on aime le foot, Éric ! », s’exclame Stéphane Guy à la mi-temps, se réjouissant de débattre depuis un quart d’heure avec son acolyte. Quand on « débat » ainsi, on ne parle pourtant pas de football, on gave le téléspectateur de ressentiment, on alimente en continu une détestation des arbitres qui est en réalité une détestation de l’arbitrage… et du football.

Car le réarbitrage finit par l’emporter sur le spectacle du football, en conséquence d’une flemme incommensurable assortie d’une démagogie crasse.

Cette haine pathologique a contaminé une large part de la presse sportive. Pour ne prendre qu’un exemple, l’essentiel de ce compte rendu du match est consacré à l’arbitrage et parle de « vol manifeste », de « caprices de l’arbitre » qui a « pourri un peu plus une fin de rencontre tendue » et d’un « arbitrage plus proche d’un match de district que de la Ligue des champions ». Malveillant, faux, démagogique. Mais normal.

Pour se guérir de cette maladie, il faudrait se rappeler comment on en est arrivé là. C’est-à-dire comment les réalisateurs ont construit ce tribunal permanent à coups de ralentis et de « révélateurs », comment on a sacré des histrions de plateaux incompétents, comment on a liquidé la réflexion sur l’arbitrage, entretenu la méconnaissance des règles et de leur fonction.

Comment on s’est totalement désintéressé des moyens d’améliorer la qualité de l’arbitrage – aveu implicite –, comment on a mené une campagne univoque et aveugle en faveur de l’arbitrage vidéo qui ne laisse le choix qu’entre des impasses, à une aggravation des polémiques et de la malveillance générale.

Comment, en somme, le dénigrement de l’arbitre, jadis un folklore, est devenu une industrie.

Séville-Lille : le script

9e
[main d’Ikoné]Stéphane Guy : Il a demandé la main. C’est lui qui a arbitré, Acuña.

11e
[corner pour Séville]Éric Di Meco : Corner, alors qu’il me semble que Reinildo ne la touche pas. Est-ce qu’on aura un ralenti ? Pourtant l’arbitre de touche était bien placé.
SG : Ben c’était sous ses yeux, alors s’il s’est trompé…

17e
[David crochète dans l’angle de la surface et tombe sur l’intervention du défenseur]ÉdM : Oooooh penalty ! Oh ! Oh !
SG : Penalty ! Ooooh M. Kovacs ! Ooooh M. Kovacs ! Attention ! Heureusement qu’il y a la VAR, ça va être revu parce que ça semblait très très litigieux.
ÉdM : Il faut vite le revoir, là, Stéphane. Comment le juge de touche ne signale pas ? ! Non mais y a penalty, il fait le crochet. Une fois que le défenseur tacle et qu’il ne touche pas le ballon, c’est mort. Bien sûr qu’il y a penalty.
SG : Aucun doute possible.
ÉdM : On le voit de la tribune, comment il le voit pas sur le bord de touche ?!
SG : Aucun doute possible. Là ce serait un scandale total. Ce serait un scandale absolu si cette action n’était pas revue.
ÉdM : Aaaah [hésitant en voyant l’action sous un autre angle]. Alors attention sur le ralenti, sur le tacle, il le touche pas. Ouh c’est moins évident sur ce ralenti-là.
SG : Ah bon ?
ÉdM : Aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe aïe. J’ai un gros doute sur la faute, j’ai l’impression qu’il se laisse tomber. Regardez, regardez. Il fait le crochet, est-ce que de là, on va le voir ? Non, là, on le verra pas.
SG : Si, il le prend ! Il le prend Éric il y a aucun doute.
ÉdM : Non non, Stéphane, je vous dis que non. Regardez, regardez.
SG : L’arbitre qui fait signe de jouer.
ÉdM : Regardez, regardez Stéphane. Le crochet… il le touche pas.
SG : Ah si, les fesses ! Il le prend.
ÉdM : Non, c’est lui qui vient se jeter dessus. Non non non, je pensais qu’il avait touché le pied d’appui d’Ikoné.
SG : Il le joue avec le postérieur Éric. Que vous le preniez avec le pied ou avec le postérieur, c’est la même chose, Éric.
ÉdM : C’est lui qui se jette dessus, Stéphane. On la reverra, et elle sera disséquée à la mi-temps.
SG : Ça n’a pas été checké en tous les cas, par la vidéo.
ÉdM : Ah oui oui oui, ça a été checké, obligatoirement.
SG : Enfin, ça a été checké… je veux dire il n’y a pas eu d’interruption pour… de la VAR qui a considéré comme vous que, finalement, il n’y avait pas de faute.
ÉdM : Comme quoi, selon le plan, selon… Non, non, mais on le reverra Stéphane, ne vous inquiétez pas, elle sera analysée cette action-là par nos copains à Paris. (…)
SG : C’est un Italien, l’arbitre vidéo du match. En tout cas ça permet aux Lillois de voir cette défense de Séville peut-être déstabilisée. Ça les consolera pas, parce qu’eux, ils sont persuadés d’avoir obtenu un penalty (sic), eux qui n’ont pas été heureux avec l’arbitrage, on se souvient évidemment du but refusé à Jonathan David contre Wolfsburg qui aurait changé bien des choses dans cette compétition pour les Lillois.
ÉdM : En tout cas sur cette action-là, il y a quelque chose qui est sûr, c’est qu’il n’y a pas de contact au niveau des pieds. Il y a un doute sur la fin de l’action, mais il me semble qu’il cherche à se jeter, il cherche le penalty c’est ça qui va contre lui. (…) [nouveau ralenti] Regardez, regardez.
SG : Pour moi il y a penalty tous les jours, je comprends pas votre position parce qu’il l’arrache avec son postérieur.
ÉdM : Ma position elle est simple, c’est qu’il n’y a pas de contact au niveau des pieds, au niveau du tacle.
SG : D’accord, d’accord.
ÉdM : C’est après que Jonathan David va chercher le contact, c’est lui qui va chercher le contact.
SG : Mais non, il est dans son mouvement et l’autre se relève avec son postérieur pour le mettre au sol. Bon, ça montre bien que c’est compliqué d’être arbitre, y compris avec la vidéo.
ÉdM : C’est surtout que malheureusement pour les Lillois, l’arbitre a la même idée que moi, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour les Lillois. Parce que sur l’action, de là où on est et à vitesse réelle, y a un peu plus de doute pour moi sur le ralenti, et il y en a pas du tout pour les arbitres du coup puisqu’eux ont vite checké ça et l’arbitre central n’a même pas été appelé pour vérifier de lui-même.
SG : J’ai pas hâte d’être à la mi-temps, parce que j’espère que Lille d’ici-là nous aura donné quelques bonnes nouvelles, Éric, mais c’est vraiment une image qu’on a envie de revoir et de re-disséquer, même si vous êtes, et je respecte bien évidemment votre œil de professionnel, convaincu que la décision arbitrale était la bonne.

28e
ÉdM : Il faut revenir dans cette surface, parce que les arbitres, peut-être, notamment l’arbitre central qui n’a pas revu l’action, peut avoir un doute. Je sais pas ce qu’on lui a dit.
SG : J’espère qu’il a un doute, moi.
ÉdM : Et ça peut jouer à un autre moment.

29e
[faute sur Renato Sanches, sanctionnée]ÉdM : Oh, grosse faute.
SG : Sur Renato Sanches. Il ne bronche pas M. Kovacs, grosse faute mais il est tranquille.
ÉdM : Surtout que là il est en retard il peut faire mal à Renato Sanches. (…)
SG : C’est pas normal que l’arbitre ne l’ait pas a minima verbalement interpellé.

31e
[duel entre Jesus Navas et Bamba, qui tombe]SG : Ah oui il y a un coup de coude quand même sur le visage. Alors ça n’explique pas qu’il reste au sol trois minutes, mais il y avait quand même un coup de coude.

40e
[Delaney heurte Bamba à l’entrée de la surface]SG : Ah si quand même, là on va checker un potentiel penalty. Faut pas compter sur M. Kovacs parce que je sais pas où il a mis ses lunettes pour l’instant, il a dû mettre les miennes. (…) Qu’est-ce qu’on fait, là, Éric, par rapport à la première ? (…)
[l’arbitre va consulter l’écran de bord de terrain]ÉdM : Ils vont peut-être le récupérer sur cette action-là, le penalty, Stéphane. (…) Et puis le virus instillé sur l’action précédente peut agir. (…)
SG : Et carton pour Delaney, qui l’avait échappé belle tout à l’heure sur Renato Sanches. Voyez l’importance de ne pas avoir sorti le premier carton tout à l’heure, c’est le même joueur. Et y a rien à dire, il y a pas à se laisser influencer par les sifflets locaux, ce penalty, il est justifié.

45e
[corner]SG : Et cette fois la sortie de but, ah non il donne corner M. Kovacs !
ÉdM: J’ai l’impression qu’il l’a retouchée, on va revoir ça au ralenti. Il y a un double contact ça c’est sûr.
SG : Non finalement, l’assistant a visiblement fait changer M. Kovacs de décision. On n’a pas affaire à un top arbitre je pense ce soir Éric. J’ai pas l’impression qu’il maîtrise totalement son affaire.
ÉdM : Alors après il faut se méfier maintenant quand on juge un arbitre parce qu’il faut juger tous les arbitres, parce qu’il y a ceux qui lui soufflent dans l’oreille et qui lui donnent de bonnes informations ou non.

45e+2
[Faute de Jonathan David]ÉdM : Ouh j’ai l’impression qu’il est gentil sur ce coup-là. Non, il a sifflé la mi-temps, il a préféré. Il avait un gros doute, parce que là…

Mi-temps
SG : Qu’est-ce qu’on aime le foot, Éric ! Parce qu’on débat, on n’arrête pas, on débat depuis un quart d’heure à propos du penalty, on n’arrive pas à se mettre d’accord, on reste chacun sur nos positions.
ÉdM : Non non, y a pas de position, moi j’essaie juste de traduire l’interprétation de l’arbitre. (…) Bien sûr que si c’est sifflé, y a pas scandale. S’il y a la même action du côté de Séville, peut-être y a penalty sans visionnage. C’est les péripéties du football. (…) C’est une anecdote cette action-là finalement. (…)

49e
[ballon récupéré par Séville après un contact sur Ikoné]ÉdM : Allez, il ne faut pas attendre les fautes, là.
SG : Il faut rien attendre de M. Kovacs dans tous les cas.

60e
[En-Nesyri entre dans la surface et semble crocheté par Fonte]ÉdM : Sans faute, sans faute, sans faute, sans faaaaaute ! Non non noooon ! Ah ouais non, bien arbitré, j’ai l’impression qu’il y a la simulation, il est bien placé l’arbitre.
SG : Et carton. (…) C’est pas mal comme décision hein ? (…) On est en train de le checker à la VAR attention Éric parce que j’ai quand même un doute sur ce coup de sifflet de M. Kovacs, pour être très franc avec vous.
ÉdM : Y a un contact, y a un contact…
SG : Et il n’y aura pas de penalty, le check a été fermé et n’a pas inversé la décision de M. Kovacs. Et carton pour l’entraîneur Lopetegui. (…) Il est bien ce M. Kovacs finalement, voyez, vous en disiez du mal, Éric (rires).

64e
[Jesus Navas doit sortir sur blessure, le remplaçant n’est pas tout à fait prêt]SG : Et l’arbitre qui a laissé jouer la touche par les Lillois…

69e
[Reinildo gêne une remise en touche]SG : Il l’a échappé belle Reinildo, parce qu’il aurait pu être averti pour acte d’antijeu.

69e
[Faute d’Ocampos]SG : Chaque coup de sifflet, chaque décision de l’arbitre est contestée vivement par les acteurs et notamment par les acteurs sévillans.

75e
[Sortie de Renato Sanches]SG : Là il y a eu un comportement du banc de Séville qui n’est pas normal, qui n’est pas normal qui devrait être sanctionné. Heureusement que le… (…) Heureusement que Renato Sanches ne tombe pas dans le panneau, Éric, parce que ça aurait pu se finir par tête contre tête cette affaire-là. Et l’arbitre aurait dû intervenir, c’est pas normal, le quatrième notamment.

79e
[Ikoné ceinture un adversaire]SG : Ah y a faute d’Ikoné, aïe, qui ne jouera pas le match à domicile contre Salzbourg.
ÉdM : Ouais il a été prompt à le sortir celui-là, j’ai l’impression… Ouais… Je le trouve dur ce carton, mais bon.

82e
[Onana est vaguement bousculé et tombe]ÉdM : Y a faute, là.
SG : C’est pas sifflé par M. Kovacs.

83e
[Corner concédé par Reinildo, qui ne conteste pas]SG : Il a retouché le ballon Montiel. Ah non, j’aurais pas donné le corner là Éric.

87e
[André, au corps-à-corps avec un adversaire, le ceinture et lui retombe dessus]SG : C’est lui qui va être accusé de faute. Pas de carton s’il vous plaît NON NON NON !
ÉdM : NON !
SG : Oh non ! Non, M. Kovacs.
ÉdM : OH ! OH !
SG : Oh ça c’est pas normal.
ÉdM : OH ! OH !
SG : Et là encore, gros coup dur pour les Lillois qui perdent Benjamin André pour le match contre Salzbourg, Éric. Rhaaaa. (…) Il est dur, il est très dur ce carton. On est même en train de checker un éventuel carton rouge, non mais ça va pas ? Ils sont devenus fous, dans le car.

90e
[Ocampos est logiquement averti]SG : Je trouve très sévère ce carton sur Benjamin André tout à l’heure, Éric, quand même franchement.
ÉdM : Ouais même celui-là.
SG : Les arbitres savent, avant les matches, quels sont les joueurs susceptibles de suspension.

90e
[Sept minutes de temps additionnel sont annoncées]ÉdM : Je ne suis pas sûr qu’elles aient été là ces sept minutes, mais faut faire avec.

90e+5
[Xeka cravate un adversaire pour l’empêcher de remonter le ballon, mais le jeu se poursuit]ÉdM : J’ai peur qu’il prenne un carton malgré tout.
SG : Oui il va le prendre, sans doute, mais c’est pas grave.
ÉdM : En tout cas il les a ralentis.
SG : Il va le mettre. Ah ça, quand il s’agit de mettre un carton trois minutes après le fait de jeu, il est là M. Kovacs. Il aurait vu le penalty sur Jonathan David en première mi-temps, on n’en serait pas à souffrir comme ça.

90e+6
[Un Sévillan est averti pour une charge sur Grbic]ÉdM : Encore une distribution gratuite, un petit carton. (…)
SG : C’est le neuvième carton sorti par M. Kovacs. Alors c’est vrai que c’est un match tendu, mais c’est pas non plus un match avec des fautes…
ÉdM : Ah ben c’est un match de Ligue des champions disputé avec euh…
SG : Neuf cartons c’est beaucoup trop. C’est un arbitre qui a pas tenu comme il faut son match.

90e+7
[Yacizi cravate, ceinture et retient un adversaire par le maillot]SG : Allez, il va lui en mettre un.
ÉdM : Ooh.
SG : Ah là là là là là. Catastrophique. Catastrophique.

Bonus
SG : Un grand coup de chapeau au passage aux équipes de Philippe Le Tourneur qui nous ont proposé comme d’habitude des images exclusives qui nous ont permis notamment de bien revoir la faute sur Jonathan David.


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