Economie tunisie

Crise économique : Durant les douze derniers mois, 30% des chefs d’entreprises ont recouru à des licenciements

L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) relavant de l’Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a élaboré récemment son enquête annuelle sur l’emploi et l’attractivité des métiers en Tunisie.

Le chômage des jeunes est une caractéristique importante du marché du travail tunisien, c’est dans ce contexte, qu’une initiative a été menée depuis 2016, dans le but de mieux comprendre les questions liées à l’employabilité des jeunes et de mieux cerner les contours de l’offre et la demande d’emploi en Tunisie, indique l’enquête de l’IACE.

Elle assure que les jeunes sont plus touchés par le chômage que la population adulte. Le taux de chômage des 15-24 ans était de 34,4% en 2019, illustrant des difficultés à la fois pour les hommes et les femmes, tandis qu’en 2010, il y avait un écart de 5% entre les sexes, avec 27,8% de jeunes hommes et 32,7% de jeunes femmes confrontés à des défis pour accéder au marché du travail.

L’enquête précise qu’elle a accordé un intérêt particulier à l’attractivité des métiers. Et qu’elle a été menée auprès des 1000 entreprises de secteur privé et 1500 diplômés qui sont en chômage, et qui cherchent un emploi. Et pour mieux comprendre les besoins des chefs d’entreprises et étudier leurs perceptions par rapport à l’attractivité des secteurs, des focus groups ont été organisés avec les secteurs d’activités considérés comme moins attractifs, à savoir, le secteur de l’agriculture, le secteur du BTP, le secteur de l’économie verte et le secteur de l’artisanat.

Face à la situation inédite à la suite de la crise sanitaire, plus que la moitié des entreprises interrogées déclarent qu’ils ont apporté des changements à leurs structures d’emploi, montre les résultats de l’enquête. Seules 40% des entreprises ont déclaré qu’ils ont recruté et plus que la moitié des entreprises qui ont fait des recrutements (61%) ont rencontrés des problèmes pour pourvoir leurs postes vacants.

Alors que la pandémie de coronavirus n’a cessé d’évoluer durant ces douze derniers mois, ses répercussions sur le marché du travail devraient être profondes et durables. Les chefs d’entreprises ne sont pas seulement confrontés aux nouvelles circonstances du marché et à la perturbation de la chaine de valeur, d’après l’enquête, mais beaucoup d’entre eux se trouvaient face à l’obligation de licencier un grand nombre de leurs employés, pour se maintenir sur le marché en diminuant les coûts. Les résultats ont montré que presque 30% d’entre eux ont eu recours au licenciement.

Les employés dans les petites entreprises sont les plus touchés par le licenciement ce qui rejoint les résultats d’une étude effectuée par l’IACE et la BAD, qui démontrent que les TPE sont 1,6 plus vulnérable en termes de préservation de l’emploi que les PME.

Plusieurs raisons ont été évoquées par les chefs d’entreprises qui leurs ont poussé à faire recours au licenciement tels que les difficultés économiques (69,8%), la nécessite d’une réorganisation pour rester compétitif (4,41%), l’adaptation aux mutations technologiques (2,2%), l’état de cessation d’activité (2,2%), la volonté de faire évoluer les missions d’un poste alors que le salarié n’arrive pas à s’y adapter (5,11%), la modification d’un contrat de travail alors que le salarié ne donne pas son accord (13,6%).


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