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Covid-19 : L'immunité pourrait durer de zéro jour… à des décennies, selon les cas



Combien de temps est-on protégé après avoir été infecté par le coronavirus ? Quelques semaines ? Quelques mois ? Ou bien plusieurs décennies ? Impossible pour l’instant d’avoir une certitude, l’épidémie ayant débuté que depuis un peu plus d’un an. 


Une récente étude parue dans Science estime que la mémoire immunitaire (anticorps neutralisants, lymphocytes B et T) est présente jusqu’à huit mois après l’infection. Une autre étude américaine avait, elle, suggéré que cette mémoire immunitaire pourrait durer « des années »<br />la réponse est : cela dépend des personnes. Des chercheurs de la Duke-NUS Medical School de Singapour ont ainsi constaté des variations stupéfiantes dans la vitesse à laquelle diminuent les anticorps : chez certains patients, il n’en reste plus au bout de quelques jours, tandis que chez d’autres, ils pourraient perdurer pendant « des décennies ».<br />L’équipe a suivi 164 patients à Singapour pendant six à neuf mois après leur infection au SARS-CoV-2. Ils ont analysé leur sang pour mesurer la quantité d’anticorps neutralisants et de lymphocytes T, puis ont construit un algorithme afin de prédire les trajectoires des niveaux d’anticorps au fil du temps.

Les patients ont ensuite été répartis en cinq groupes en fonction de la cinétique de leurs anticorps :

  • le premier groupe (11,6 % des patients), appelé groupe « négatif », n’a jamais développé d’anticorps neutralisants détectables ;
    * le groupe à « déclin rapide » (26,8 %) présente des niveaux précoces d’anticorps mais diminuant rapidement ;
    * le groupe « lent déclinant » (29 %) conserve des anticorps jusqu’à six mois, mais déclinant assez vite ;
    * le groupe « persistant » (31,7 %) affiche une relative stabilité du niveau d’anticorps jusqu’à 180 jours ;
    * le groupe à « réponse retardée » (1,8 %) montre une augmentation marquée des anticorps neutralisants pendant la convalescence tardive.

Ce dernier groupe, qui suscite les interrogations des auteurs, n’est cependant pas représentatif (il ne compte que trois cas).
Le groupe « persistant », qui représente près d’un tiers des patients, pourrait en revanche voir son immunité durer entre 326 et… 14.881 jours, selon le modèle algorithmique.
Soit une protection potentielle de 40 années ! Une projection qui sera longue à vérifier « mais qui n’est pas complètement irréaliste compte tenu du fait que des patients infectés au SARS de 2003 possèdent encore des anticorps neutralisants 17 ans après », insistent les chercheurs.

Source : futura-sciences.com


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