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Comité général des prisons : Mehdi Ben Gharbia n'a pas pu étreindre son fils à cause du Covid

Comit gnral des prisons : Mehdi Ben Gharbia na pas pu treindre son fils cause du Covid

 

Le comité général des prisons et de la rééducation s’est exprimé aujourd’hui, lundi 8 novembre 2021, sur l’interdiction infligée à l’ancien ministre Mehdi Ben Gharbia de voir son fils sans barrières.

Tout en se disant « désolé d’être critiqué sur les conditions de détention de Mehdi Ben Gharbia », et affirmant « traiter tous les prisonniers sur un pied d’égalité », le comité général des prisons justifie par les mesures anti-Covid et des problèmes techniques le fait que l’ancien ministre ait été isolé et empêché d’étreindre son fils.

 

Dans ce communiqué, le comité général des prisons explique que Mehdi Ben Gharbia n’a pas été autorisé à voir son enfant à cause des mesures anti-Covid instaurées depuis mars 2020. « Ces dispositions ont été levées provisoirement pour permettre aux prisonniers de voir leurs enfants de moins de 13 ans – une fois par mois seulement – sans barrière et avec la présence d’un policier en civil », ajoute le communiqué.

Par ailleurs, le comité général des prisons précise aussi que « les problèmes techniques qui ont empêché Mehdi Ben Gharbia d’avoir accès aux journaux et à la TV, ont été résolus et qu’il pourra désormais bénéficier de la télévision et des articles de presse, comme l’ensemble des prisonniers ».

 

Mehdi Ben Gharbia a entamé une grève de la faim depuis le 5 novembre dernier en raison « des abus commis à son encontre par la direction générale des prisons et de la rééducation », a déploré son comité de défense dans un communiqué.

Mehdi Ben Gharbia a été privé de voir son fils de 4 ans, orphelin de mère, lors d’une visite sans barrière comme autorisé par le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Sousse chargé du dossier.

Les faits ont été confirmés par sa famille qui a reçu l’information de l’instance de prévention de la torture.

 

Cela s’ajoute à une privation de suivre l’actualité et ce qui se passe en dehors de la prison, en lui interdisant l’accès aux chaines nationales publiques et privées ou les journaux et magazines. Il se trouve même privé de recevoir les livres que sa famille avait amenés en prison depuis le 1er novembre.

Le comité de défense y voit une perpétuation des abus systématique contre son client, avec les méthodes qu’il pensait révolues après la révolution. Après les persécutions judiciaires, voilà que viennent celles du pouvoir exécutif à travers les services pénitentiaires.

 

 

 S.T


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