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Chute d’une jeune fille du haut du pont de Radès: Crime ou acte suicidaire ?


Sabrine s’est-elle délibérément jetée du haut du pont de Rades suite à des menaces ou a-t-elle été dans une situation de détresse après une soirée à Hammamet samedi dernier ? Le mystère demeure total pour le moment, mais pas pour longtemps. Les enquêteurs sont à pied d’œuvre pour déterminer les circonstances du décès. Trois individus qui accompagnaient la victime ont été placés en garde à vue sous ordre du parquet.

Une mort et deux versions pour la jeune Sabrine. Selon les trois compagnons la jeune fille s’est jetée du haut du pont. Ces derniers présument qu’ils ont tenté de l’arrêter en vain. Par ailleurs et selon leurs dires, ils ont tout de suite appelé les services de la police et de la protection civile.  Une version saugrenue qui ne tient pas de bout et ne convainc pas le parquet qui a tout de suite ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire. Les trois individus ont été placés en garde à vue pour le besoin de l’enquête, d’après le porte-parole officiel du tribunal de première instance de Ben Arous.Le cadavre de la victime a été repêché ultérieurement par les unités de secours relevant de la Protection civile et de la Garde nationale.

Une chute et deux versions  contradictoires

Selon le témoignage d’une amie de la victime, l’hypothèse du suicide est à écarter. « Sabrine est une jeune fille très ambitieuse elle aimait la vie et elle s’apprêtait à effectuer un voyage en France « . Et d’enchaîner qu’elle n’avait aucun problème mais qu’elle a été agressée par l’un de ses compagnons deux semaines avant les faits. « Il y a anguille sous roche », conclut l’amie de la victime qui a été  convoquée à son tour par les enquêteurs pour rapporter son témoignage.

Le recours aux caméras de surveillance par les enquêteurs contribuerait indubitablement  à dénouer cette affaire.

Pont de Radès : des mesures de sécurité s’imposent

Pour la majorité des Tunisiens et notamment les fêtards, on pense toujours à ce petit escale nocturne sur le plus grand pont à hauban du pays, celui de Rades, avec ses deux routes à double voix, l’une permettant d’admirer la capitale Tunis et l’autre la banlieue nord, sans oublier le charme envoûtant du lac. On profite de ce  bol d’air marin qui nous procure une sensation de bien-être , sauf que ce n’est pas toujours le cas pour certains. La mort est parfois au rendez-vous.  Des cas de suicide sont enregistrés chaque année au niveau du pont comme se fut le cas pour un vingtenaire retrouvé pendu au pont en mai dernier. En octobre de l’année 2020, un jeune homme est décédé après sa chute du haut du pont  dans des conditions obscures. En 2018, un septuagénaire s’est suicidé en se jetant du haut du pont.

Les unités sécuritaires sont appelées à  sécuriser cette zone qui draine de plus en plus de personnes, notamment durant la période estivale. Les files de voitures qui se garent à ce niveau pour admirer d’en haut la vue de la capitale et celle de la banlieue nord ne peuvent que constituer un danger pour les autres véhicules qui circulent dans les deux sens. Ceci sans compter le comportement de certaines personnes éméchées ou sous l’effet de produits psychotropes qui pourrait malheureusement conduire à des  drames.

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