Economie tunisie

Chiffres INS – Accélération frénétique des prix des produits pharmaceutiques à 8% sur fond de grande pénurie

L’Institut National de la Statistique (INS) vient de publier aujourd’hui lundi 6 décembre 2021 son bulletin périodique relatif à l’évolution de l’indice des prix à la consommation à fin novembre 2021.

En novembre 2021, le taux d’inflation augmente à 6,4% après 6,3% en octobre et 6,2% en septembre, indique le bulletin de l’INS.

Cette progression est due essentiellement, d’après l’INS, à l’accélération du rythme des hausses des prix des produits et services de transport (5,4% contre 4,9% le mois dernier), les produits et services de l’enseignement (9,1% contre 7,8% au mois d’octobre). On souligne aussi que sur un an, les prix des produits manufacturés augmentent de 7,6% en raison de la hausse des prix des produits pharmaceutiques de 7,8%.

La hausse au rythme frénétique des prix des produits pharmaceutiques, engendre particulièrement, une double peine pour les consommateurs : les prix sont devenus hors de portée sachant que la plupart d’entre eux n’ont pas de couverture sociale et médicale, d’une part et les pénuries de centaines de médicaments, en l’occurrence ceux qui sont vitaux et traitant des maladies graves et chroniques sont de plus en plus répandues et pesantes, d’autre part.

Le 3 courant, le président de l’Association tunisienne des pharmaciens, Nadhem Chakri a assuré que plus de 532 médicaments sont en rupture de stock depuis février dernier. Il a expliqué que cette pénurie est désormais une maladie chronique incurable.

Chakri a affirmé que la couverture sanitaire en Tunisie n’est plus à même d’assurer les services de base. Selon ses dires, le déficit de la Caisse Nationale d’Assurance-Maladie (CNAM) a atteint un seuil sans précédent, en l’absence de toute lueur d’espoir de dépassement cette crise, conjuguée avec la crise des établissements hospitaliers.

Le chiffre de 532 médicaments manquants sur le marché, a été démenti par le PD-G de la pharmacie centrale, Béchir Yarmani, qui a reconnu tout de même qu’il y a des médicaments qui manquent, mais leur nombre n’atteint pas les 500. Il a assuré, sous cet angle, « Il y a des médicaments qui remplacent ceux indisponibles, et d’autres ont été retirés ».

Toutefois, sur terrain, ce manque existe bel et bien, et concerne essentiellement les médicaments importés utilisés dans le traitement des maladies chroniques, comme le diabète, les pathologies cardiaques, les maladies neurologiques, endocriniennes, artérielles, respiratoires et cancers et à cause de ce manque, la vie des milliers de malades chroniques est menacée.

La carence est enregistrée notamment en insuline, antihypertenseurs, et en hydrocortisone injectable, utilisée en cas d’allergie, affirment plusieurs pharmaciens notamment au Grand Tunis.

Ces médicaments n’ont pas souvent des équivalents locaux et les professionnels se trouvent, par conséquent, dans l’incapacité de faire une substitution au médicament prescrit par le médecin, déplorent les pharmaciens.


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