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Ce gouffre qui plombe le CA : Protocole fantôme

 

L’effet boomerang était inévitable. Car quand le bail prend fin, ce fameux protocole fantôme, qui a tant nui au CA, a permis à certains joueurs de s’engager par la suite gratuitement dans le club de leur choix, non sans avoir déposé au passage une plainte auprès du TAS à Lausanne pour impayés.

Aujourd’hui, le CA est encore rattrapé par ses errements passés en matière de recrutement. Les bureaux défilent depuis quelque temps et le problème est toujours le même : comment réduire ses dettes, donc débourser, et en même temps renouveler pour pouvoir se projeter et ainsi faire face à la concurrence et à ses charges ?

L’ardoise est pareillement toujours aussi conséquente au CA, avec ce «passif successoral», ce gouffre financier qui fait que l’exécutif se retrouve pieds et poings liés, une fois encore, alors que l’équipe fanion a un besoin pressant de renforts, identifiés pour la plupart par le directeur sportif Oussama Sellami, depuis sa prise de fonction d’ailleurs. Le mal est donc fait depuis des années au Club Africain, là ou des «imprudents» ont perdu de vue un caractère essentiel : le contrat !

De gros mandats signés, il y en a eu à profusion par le passé avec l’avènement dans le désordre des Nater, Mikari, Abdelkader Oueslati, Zakaria Laâbidi, Fabrice Ondama, Yoann Touzghar, Sassraku, Lassaad Nouioui, Diarra, Belkaroui,   Matthew Rusike, Brahim Chenihi, Ali Mathlouthi, Nicolas Apoko, Bassirou Compaoré, Belkhiter, Farouk Ben Mustapha, Lamouchia, Moussilou, Karl Max, Ammar Jmal, Jacques Bessan et tant d’autres joueurs qui ont la particularité de ne pas avoir même évolué avec le CA.

Cela dit, loin d’être des ingrats, les Clubistes sont reconnaissants avec les joueurs qui ont mouillé le maillot et grossi l’armoire à trophées. Ce qui est par contre révoltant, c’est cette incapacité à gérer les litiges contractuels, les clauses. Bref, à programmer le plan de carrière du joueur sous la main, la plupart du temps livré à lui-même une fois sorti du terrain… d’entraînement. Au CA, en ces années-là, l’on ne voyait pas plus loin que le bout de son nez en focalisant sur le courtermisme. L’effet boomerang était donc inévitable. En clair et c’est tout simple, quand le bail prend fin, ce fameux protocole fantôme, qui a tant nui au CA, a permis à certains joueurs de s’engager par la suite gratuitement dans le club de leur choix, non sans déposer au passage une plainte auprès du TAS à Lausanne pour impayés.

Au final, à tous les niveaux, c’est un manque à gagner auquel ont très rarement voulu se résoudre les « employeurs» clubistes, surtout si le joueur leur avait coûté un rein initialement. Typiquement, c’est ce qui se passe au CA depuis dix ans.

Prime ou déprime !

Et maintenant on fait quoi ? Après avoir vu défiler des dizaines de joueurs qui se sont grassement « gavés» sur le dos du Club Africain, pour se maintenir à flot, le CA devra peut-être vendre pour récupérer un peu de cash dans l’urgence, quitte à affaiblir son équipe. Aujourd’hui donc, alors que le bureau est à bout de souffle et ça se comprend, en cette période précise, les joueurs du CA doivent à leur tour trouver la force de caractère nécessaire pour relever au mieux les derniers défis qui se profilent et reprendre du poil de la bête en cette période délicate.

Actuellement, après une trêve agitée en coulisses, du côté des vestiaires, les joueurs du CA ont forcément intérêt à faire profil bas, et à ne pas encore en rajouter une couche, en enfilant à nouveau l’habit des éléments les moins loyaux de la Ligue 1 (prime ou déprime !)  Nous avons peut-être adopté le professionnalisme en Tunisie, mais les « mercenaires » n’ont plus leur place en ce cycle précis. Le CA n’est pas un Eldorado. Aux joueurs de mouiller le maillot sur le plan sportif, et là, les Clubistes de tout bord mouilleront la chemise sur le plan « business».

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