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CAN 2022 : le Covid-19 prive les Comores de ses gardiens de but


Le Comorien Ahmed Mogni célèbre avec ses coéquipiers le deuxième but de sa sélection contre le Ghana à la Coupe d’Afrique des nations, le 18 janvier 2022, à Garoua (Cameroun). DANIEL BELOUMOU OLOMO / AFP

Le Covid-19 peut contribuer à créer des situations ubuesques. C’est le cas à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football. L’équipe des Comores, pour sa première participation à la compétition continentale, joue ainsi de malchance et se trouve fortement diminuée avant son match des huitièmes de finale contre le Cameroun, lundi 24 janvier : douze membres de la délégation comorienne sont positifs, dont deux de ses gardiens de but, Moyadh Ousseni et Ali Ahamada.

Le problème, c’est que le troisième, Salim Ben Boina, titulaire contre le Maroc et le Ghana, s’est blessé à l’épaule et n’a pas pu terminer le troisième match de poules. Toute la question est désormais de savoir qui sera le dernier rempart de l’équipe lundi. « Le gardien, on ne l’a pas encore déterminé, et même si c’était le cas, je ne le dirais pas », a déclaré, dimanche, l’entraîneur des gardiens de but, Jean-Daniel Padovani.

 

Ben Boina, s’il est remis, pourrait être aligné. Ou alors ce sera un joueur de champ. Afin de désigner son portier contre les Lions indomptables, le staff des Coelacanthes « a décidé de rassembler tous les joueurs valides et mettre à plat la situation », a expliqué Jean-Daniel Padovani, reconnaissant qu’« on ne trouvera jamais le gardien parfait ».

Le milieu de terrain Nadjim Abdou a expliqué que ce ne devrait pas être lui. « On ne peut pas s’inventer gardien pour un huitième de finale », a-t-il expliqué. tout en ajoutant cependant : « Mais nous sommes là pour la nation, s’il faut faire des sacrifices, moi ou un autre, on saura le faire. Celui dans les cages se battra comme les dix joueurs sur le champ. »

Comment les Comoriens ont-ils contracté le Covid-19 ? Peut-être parce qu’au moment du but vainqueur contre le Ghana (3-2), le 18 janvier, « on s’est sautés dessus, staff, dirigeants », rappelle Jean-Daniel Padovani. Mais « les autres équipes aussi se sautent dessus », poursuit-il.

L’entraîneur préfère « ne pas rentrer sur le terrain en étant défaitiste. C’était historique que les Comores soient qualifiées pour la CAN, historique qu’elles gagnent un match, historique d’accéder aux huitièmes de finale. C’est aussi historique si une équipe de foot joue un match avec un joueur [de champ] dans les cages, conclut-il, on est dans l’histoire ».

 

Le Monde avec AFP


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