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Bouden copréside un débat sur la ZLECAF à Davos : «La jeunesse africaine, une force de base»

 

«Il faut accorder l’importance nécessaire aux start-up que la Tunisie qualifie de modèle innovant d’entrepreneuriat», affirme la Cheffe du gouvernement, mettant en exergue l’approche économique globale de la Tunisie qui «prend en considération la dimension sociale, en ce qui concerne la création d’emplois et la préservation de la stabilité».

La Cheffe du gouvernement, Najla Bouden, a  présidé, hier, un débat sur la thématique «Les amis de la Zone de libre-échange continentale africaine», avec le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, la Présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan et le président du Forum économique mondial (WEF), Borge Brende, en présence de directeurs exécutifs de grandes multinationales, dont Novartis, Faizer, Wolkswagen et Coca Cola.

Dans son intervention à ce débat organisé au troisième jour des travaux du Forum économique de Davos, qui se tient dans le canton de Grisons en Suisse, Bouden a souligné l’importance de l’accord concernant cette zone continentale, connue sous l’acronyme «Zlecaf», dans la mesure où elle offre des opportunités de coopération entre les pays membres, d’une part, et avec les partenaires stratégiques, d’autre part.

«Il faut aussi accorder l’importance nécessaire aux start-up, que la Tunisie qualifie de modèle innovant d’entrepreneuriat», a-t-elle affirmé, mettant en exergue l’approche économique globale de la Tunisie qui tient à prendre en considération la dimension sociale, en ce qui concerne la création d’emplois et la préservation de la stabilité.

La Cheffe du gouvernement a rappelé, à cet égard, la proposition tunisienne relative à la création d’un Fonds de financement des start-up, une proposition approuvée lors de la 18e réunion du sommet de la Francophonie, tenu à Djerba en novembre 2022.

Pour un partenariat gagnant pour tous

Elle a indiqué que la jeunesse africaine constitue une force de base pour le développement du continent africain, appelant les entreprises internationales à contribuer à la réalisation des objectifs de développement en Afrique et à ouvrir des perspectives d’emploi dans le cadre d’un partenariat gagnant pour tous qui pourrait aider à lutter contre l’émigration clandestine.

Bouden a rappelé, dans ce contexte, des projets proposés lors de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement en Afrique, tenue à Tunis en août 2022.

Elle a passé en revue les avantages et incitations mis en place en Tunisie pour promouvoir l’investissement étranger dans divers secteurs prometteurs et à valeur ajoutée, notamment l’industrie pharmaceutique, les énergies renouvelables, l’industrie des composants automobiles, l’aéronautique et l’économie du savoir en général.

Selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la mise en œuvre de la Zlecaf pourrait accroître le commerce intra-africain de 52,3 %, en éliminant les droits de douane à l’importation, et même le doubler si les obstacles non tarifaires sont réduits.

La Zlecaf devrait jouer un rôle significatif dans le redémarrage des économies africaines, en réduisant la fragmentation des marchés africains et en soutenant, à moyen et long termes, les stratégies nationales de développement, outre le renforcement de la capacité de résilience des pays aux chocs futurs, d’après la CEA. Pour la Banque mondiale, la mise en œuvre de la Zlecaf pourrait accroître le revenu régional de 7% (soit 450 milliards de dollars), accélérer l’augmentation de la rémunération des femmes et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté, d’ici 2035.

Dans un rapport sur la Zlecaf publié, en 2020, la BM considère que cet accord représente une véritable occasion pour stimuler la croissance, réduire la pauvreté et élargir l’inclusion économique dans cette région. Les mesures de réduction des freins bureaucratiques et de simplification des procédures douanières au sein de la Zlecaf devraient être à l’origine de la plus importante hausse de revenus.

La libéralisation des tarifs douaniers, de même que la réduction des barrières non tarifaires comme les quotas et les règles d’origine, permettraient d’augmenter les revenus de 2,4%, soit environ 153 milliards de dollars.

Les 292 milliards de dollars restants proviendraient des mesures de facilitation du commerce qui limitent les formalités administratives, abaissent les coûts de mise en conformité pour les sociétés commerciales et facilitent l’intégration des entreprises africaines dans les chaînes logistiques mondiales.

Toujours selon le rapport de la BM, la Zlecaf stimulerait également, de manière significative, le commerce africain, en particulier les échanges interrégionaux dans le secteur manufacturier. Les exportations intracontinentales augmenteraient de 81 % et avec les pays non africains de 19% .

De l’envoyée de TAP, Meriem Khadhraoui

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