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Bannir la violence

 

IL est de tradition que, dans les pays démocratiques ou dans ceux aspirant à accéder au club des démocraties, la célébration des dates nationales comme la fête de l’indépendance ou la commémoration de certains événements marquants dans le parcours militant d’un pays comme par exemple l’assassinat en Tunisie du grand leader syndicaliste et nationaliste Farhat Hached constituent une opportunité que l’on exploite en vue de regarder en  avant, de scruter ensemble l’avenir et de penser en commun, en dépit de toutes les frictions ou tensions de conjoncture, le devenir du pays dans l’objectif de dépasser les conflits de parcours et de s’entendre sur l’essentiel.

Malheureusement, en Tunisie, à l’occasion de la célébration du 12e anniversaire de la révolution de la liberté et de la dignité — même si officiellement l’anniversaire de cette révolution a été décrété pour la journée du 17 décembre 2010 — on a assisté bien avant la journée du samedi 14 janvier à un ballet de déclarations, d’analyses et de révélations faites pour la plupart par des gens qui ont gardé le silence  depuis plusieurs années pour parler non de ce que les Tunisiens doivent attendre au cours de l’année 2023 ou des erreurs et des errements du passé  à éviter, mais bien de versions et d’informations qu’ils considèrent comme exclusives sur  ce  qui s’est passé réellement, à en croire leurs témoignages très, trop même, tardifs, un certain  vendredi 14 janvier 2011.

Et les langues qui se sont déliées pour dévoiler «les  secrets et les véritables auteurs» de  ce que  les  Tunisiens ont vécu lors de cette journée particulière d’oublier ou d’ignorer, à tort et pour des raisons qui n’échappent plus à personne, que les Tunisiens auxquels ils s’adressent dans l’espoir de retrouver une virginité et une crédibilité qu’ils ont perdues à jamais ne s’intéressent plus à ce qui s’est passé il y a maintenant une douzaine d’années.

Aujourd’hui, on a besoin d’un autre discours, d’une autre approche et de nouvelles analyses qui ambitionnent de faire sortir la Tunisie de la crise multidimentionnelle où elle s’est enfoncée, avec pour objectif final de parvenir à une solution consensuelle qui n’exclut personne mais bannit, avec l’accord de tous, la violence et la haine.

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