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Artisanat : La contrefaçon, une menace pour le secteur


La contrefaçon et l’économie informelle portent préjudice au marché. L’offre et la demande ne sont plus la règle et la commercialisation des produits demeure une gageure.

En termes de communication et de promotion, l’artisanat tunisien avait, en cet été, marqué des points. Après une rupture de plus de deux ans, imposée par la pandémie de Covid-19, le secteur a repris son souffle. Et par conséquent, artisans et artisanes semblent trouver leur compte. Mais non sans difficultés d’écoulement et de commercialisation, auxquels s’ajoute la crise des matières premières, élément essentiel dans la production nationale.

Tournée artisanale

Dès le début de l’année en cours, aucune activité n’est laissée pour compte. Et chaque région s’enorgueillit de son patrimoine artisanal. Son produit du terroir, ses us et coutumes sont aussi mis en valeur. Du nord au sud, foires et salons ont dû rendre au secteur son éclat d’antan. Des exposants ont afflué de partout et des visiteurs, nostalgiques et passionnés pour tout savoir-faire manuel, n’ont pas manqué pareils rendez-vous. De notre artisanat jaillit un profil professionnel porteur d’identité typiquement tunisienne et incarne le legs d’un passé revisité. Aujourd’hui, on s’adonne à un vieux métier quasiment révolutionné. En fait, de la capitale au Cap Bon, en passant par Monastir, Sousse, Mahdia, Tabarka, Bizerte, sans pour autant oublier le reste du pays, la tournée des manifestations artisanales. Des médias en étaient, alors, témoins.

Au fil des ans, l’on s’aperçoit que le secteur aurait dû être mieux géré et valorisé. Soit on doit, à chaque fois, réviser nos comptes et capitaliser sur nos acquis et expériences. Encore faut-il apprendre de la crise que traverse le secteur et dans laquelle il s’enlise encore. Bien que la stratégie de son développement existe il y a maintenant cinq ans, sa concrétisation tarde à voir le jour. L’Office national de l’artisanat tunisien (Onat), structure publique, plus souvent confiné dans son quartier général à Den Den, semble être sorti de sa léthargie. Son département de communication et d’information a fini par se frayer un chemin de marketing social et fait tout pour rendre publics des atouts et spécificités d’un métier pas comme les autres. Un métier qui a des doigts de fée, mais qui mérite, plus que jamais, d’être promu et propulsé. Désormais, cap sur la promotion.

Quand l’Onat intervient !

Ceci commande qu’on lui accorde un intérêt tout particulier. C’est ainsi que le directeur général de l’Onat, M. Faouzi Ben Halima, mise beaucoup sur les médias et leur rôle dans l’information sur le secteur, ses difficultés et les préoccupations des artisans. Il voudrait que le secteur soit beaucoup plus médiatisé, afin de le rapprocher de sa clientèle. Consommer son artisanat local est bel et bien son objectif primordial. Or, un tel produit est si luxueux et onéreux qu’il n’est toujours pas à la portée de toutes les bourses. Et si la qualité se paie, la contrefaçon et l’économie informelle ont le marché. L’offre et la demande ne sont plus la règle. D’autant plus que la commercialisation des produits demeure une gageure. Profondément convaincu de cet état des lieux, l’Onat semble décidé à relever tous ces défis. Il s’en tient à l’essentiel : faire de la promotion artisanale son cheval de bataille. Ici et maintenant !

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