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Ahmed Driss : remettre en question la légitimité de Kaïs Saïed ne mettra pas fin à la crise

Ahmed Driss : remettre en question la lgitimit de Kas Saed ne mettra pas fin la crise

Le président de l’École politique de Tunis, Ahmed Driss, a considéré que le président de la République, Kaïs Saïed, et ses opposants cherchaient mutuellement à s’exclure de la vie politique. Il a affirmé que la remise en question de la légitimité du chef de l’État ne permettra pas de sortir de la crise. Il a insisté sur l’importance de tenir un dialogue témoignant de la participation de Kaïs Saïed.

Invité le 6 janvier 2023 à Midi Show, émission animée par Elyes Gharbi et diffusée sur Mosaïque Fm, Ahmed Driss a affirmé que la Tunisie traversait, depuis le 25 juillet 2021, une stabilité politique non-productive. Il a estimé que toute initiative cherchant à exclure le président ne permettra pas de sortir de la crise actuelle. « Il ne s’agit pas d’une guerre de survie, mais d’un rétablissement des canaux de communication et du dialogue », selon lui. Il a considéré que les discours des opposants et des soutiens au président reflétaient les préparatifs pour la confrontation.

Ahmed Driss a assuré que le chef de l’État refusait de négocier et de dialoguer. Il persiste dans l’application de son projet politique malgré toutes les critiques et remises en question. M. Driss a considéré que le trio formé par l’UGTT, l’Ordre national des avocats de Tunisie et la LTDH pouvait pousser le président de la République à prendre en considération certaines propositions. Il a estimé que le trio pourrait regrouper les acteurs de la scène politique et contribuer à l’obtention d’un accord ou d’une entente. M. Dris a considéré que tout le monde devait faire tout ce qui était en son pouvoir afin de dépasser la crise. Il a déploré l’absence de décision visant à améliorer la vie des Tunisiens. Les conditions de vie, selon lui, se sont détériorées en raison de la crise politique. Il a assuré que des réformes étaient possibles par un simple trait de stylo.

Ahmed Driss a indiqué que la création de la cour constitutionnelle ne dépendait pas de l’élection d’un nouveau parlement. L’assemblée a pour unique rôle de voter des lois qui seront par la suite étudiées par la cour constitutionnelle. Il a considéré que les décrets, remplaçant actuellement les lois, devaient donc être étudiés par la cour constitutionnelle. M. Driss a, aussi, estimé que l’état d’exception aurait dû prendre fin à la suite à l’adoption d’une nouvelle constitution. Il a considéré que le chef de l’État pourrait continuer à gouverner selon les mesures d’exception jusqu’à l’organisation de la prochaine élection présidentielle en 2024.

Ahmed Driss a affirmé que le comportement et l’attitude du chef de l’État reflétaient une insouciance et une indifférence face à la dégradation continue de la situation du pays. Il a insisté sur le dialogue ou l’entame de négociations entre l’intégralité des acteurs politiques y compris ceux cherchant à jouer le rôle d’intermédiaire, à savoir le trio formé par l’UGTT, la LTDH et l’Ordre national des avocats de Tunisie.

 

 

S.G


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