Culture

À la Cinémathèque tunisienne (du 10 janvier au 4 février 2023) : Gros plan sur l’œuvre de Mizoguchi

 

Le programme «Rétrospective Mizoguchi» annonce les films : «Les Musiciens de Gion», «Une femme dont on parle, «Miss Oyu», «L’Intendant Sansho», «L’impératrice Yang Kwei-Fei» et «Les amants crucifiés». Deux séances de projections en version originale sous-titrée seront consacrées à chaque film.

La Cinémathèque tunisienne revient sur l’œuvre du maître japonais Kenji Mizoguchi avec un programme intitulé «Mizoguchi, de la révolte aux songes». Il y sera question, du 10 janvier au 4 février 2023, d’un cycle de projections et d’une master class avec Daniel Serceau.

Kenji Mizoguchi est né en 1898 et décédé en 1956. Issu d’un milieu modeste, il est entré par hasard à la Nikkatsu, comme assistant-réalisateur. Il tourne son premier film en 1922. Il aura signé plusieurs films considérés comme des œuvres essentielles du cinéma mondial.

Concoctée par Ikbal Zalila, cette rétrospective sera l’occasion pour les cinéphiles tunisiens de découvrir huit des dix derniers films de Mizogushi, tournés entre 1951 et 1956. «C’est pendant cette période et à la faveur de films comme «Contes de la lune vague Après la pluie» (1953), «L’intendant Sansho» (1954) et «Les amants crucifiés» (1954) que Mizogushi est vu et reconnu en Europe comme un des cinéastes majeurs de notre temps», note Zalila.

«Kenji Mizogushi laisse derrière lui quatre-vingt-quatorze films dont plus de soixante sont définitivement perdus. En trente-trois ans de cinéma, Mizogushi n’aura cessé de sonder la souffrance humaine dans le Japon médiéval et contemporain. Dans cette société depuis toujours très fortement structurée par les différences de classe et de condition, Mizogushi a choisi de prendre parti pour la femme et de dénoncer l’oppression dont elle est l’objet. C’est un cinéaste incontestablement engagé mais réduire son cinéma à ses thèmes de prédilection ne rend pas justice à son art.

Mizogushi prend parti avant tout pour l’Art du cinéma dans un questionnement sans cesse renouvelé de la forme et dans l’affirmation d’un style singulier, inégalé dans son raffinement et sa subtilité, au-delà des figures imposées des genres cinématographiques auxquels il s’est essayé essentiellement le Jidai-Geki (films d’époque implantés dans le Japon féodal) et le Gendai-Geki (films sociaux). Écrit-il encore.

Le cycle de projections sera inauguré demain mardi 10 janvier à 18h30, par le film «Les Contes de la lune vague après la pluie» (1953, Japon, 96’, vostfr).

C’est l’histoire de deux ambitieux villageois qui partent à l’aventure: le potier Genjuro désire profiter de la guerre pour s’enrichir, le paysan Tobei rêve de devenir un grand samouraï. À la ville, Genjuro est entraîné par une belle et étrange princesse dans son manoir où il succombe à ses sortilèges. Le même film clôturera ce programme le samedi 4 février. Le reste du programme annonce les films : «Les Musiciens de Gion», «Une Femme dont on parle, «Miss Oyu», «L’Intendant Sansho», «L’Impératrice Yang Kwei-Fei» et «Les Amants crucifiés». Deux séances de projection en version originale sous-titrée seront conscarées à chaque film.

La Master class avec le professeur Daniel Serceau initutlée «Le travail d’un film : du scénario au découpage», est prévu pour le mercredi 11 janvier à 10h30 à la salle Sophie Goulli.

Docteur d’État, professeur à l’université de Paris I, Panthéon-Sorbonne, Daniel Serceau a travaillé comme directeur et programmateur de salles art et essai, assistant-réalisateur, réalisateur et critique. Outre de nombreux articles, auteur d’ouvrages sur Kenji Mizoguchi, Ousmane Sembène, Nicholas Ray, Jean Renoir, d’ouvrages sur la théorie du cinéma, le métier d’exploitant, le jeune cinéma français, l’école, l’érotisme, un essai philosophique et un roman. Un événement à ne pas rater.

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